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Covid-19: en 2018, Edouard Philippe imaginait l'émergence d'un "virus qu'on n'a pas vu venir"

L'ancien Premier ministre et maire du Havre Edouard Philippe sur le plateau de la chaîne France 2, le 4 avril 2021 à Paris

L'ancien Premier ministre et maire du Havre Edouard Philippe sur le plateau de la chaîne France 2, le 4 avril 2021 à Paris - THOMAS COEX © 2019 AFP

Dans une série documentaire tournée entre 2017 et 2020 à Matignon, Edouard Philippe évoque "un virus qu'on n'a pas vu venir", deux ans avant le début de la pandémie mondiale du Covid-19.

C'est une phrase pour le moins prémonitoire. Dans le troisième épisode de la série documentaire Edouard, mon pote de droite diffusé ce dimanche sur France 5, Edouard Philippe évoque, lors d'une séquence tournée en 2018, la possible émergence d'un "virus qu'on n'a pas vu venir". Deux ans plus tard, la France était touchée par la pandémie mondiale de Covid-19.

Le climat, pas la seule priorité

De juin 2017 à début juillet 2020, Laurent Cibien - ami de prépa d'Edouard Philippe - a filmé celui qui était alors Premier ministre, lors d'une série d'entretiens réalisés à Matignon. Durant cette séquence tournée dans les bureaux ministériels de la rue de Varenne, il l'interroge sur la démission de Nicolas Hulot, le matin même, du ministère de la Transition écologique. Ce dernier déplorait l'inaction du gouvernement, affirmant ne pas vouloir "donner l'illusion que (sa) présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux-là".

"Sur le réchauffement climatique, ça peut arriver de se dire peut-être que dans 5, 10, 20 ou 30 ans, on va me reprocher de ne pas avoir assez agi à ce moment-là, parce que c’était le moment de prendre des décisions," admet alors Edouard Philippe.

Le Premier ministre de l'époque nuance ensuite son propos en estimant que la question climatique n'est pas la seule priorité:

"Je me dis peut-être que dans cinq ans on me reprochera de ne pas avoir augmenté les efforts dans la recherche médicale parce qu'il y aura un virus qu'on n'a pas vu venir."

Une gestion qui a "sauvé beaucoup de vies"

Deux ans plus tard, Edouard Philippe a été en première ligne pour faire face à la première vague du coronavirus. Lors d'une audition à l'Assemblée nationale en novembre 2020 sur sa gestion de la crise sanitaire, l'actuel maire du Havre estimait que son action avait permis de "sauver beaucoup de vies":

"Je pense que la façon dont nous avons géré la crise a permis de sauver beaucoup de vies. Pas toutes. Mais ce serait bien qu'on se le dise un petit peu", avait lancé l'ancien chef du gouvernement, remplacé en juillet 2020 par Jean Castex.
Par E.P avec AFP