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Coronavirus: Buzyn a "hâte de pouvoir parler devant la commission d'enquête"

Agnès Buzyn le 26 février 2020

Agnès Buzyn le 26 février 2020 - JOEL SAGET / AFP

Revenant sur la gestion de la crise du coronavirus, alors qu'elle était ministre de la Santé, Agnès Buzyn a affirmé que l'étendue de la crise sanitaire subie par la France et le reste du monde n'était pas prévisible: "J'ai ma conscience pour moi".

Visée par de nombreuses critiques relatives à la gestion de la crise du coronavirus, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn a fait son retour dans les médias cette semaine, après l'annonce de la date du second tour des municipales. Mercredi, elle est sortie de son silence dans Le Figaros'excusant d'avoir utilisé le mot "mascarade", pour qualifier le premier tour du scrutin, organisé en pleine pandémie.

Ce jeudi, interrogée sur France Inter, elle est revenue sur la gestion de la crise de coronavirus. L'ex-ministre, candidate LaREM à Paris, est notamment pointée du doigt pour avoir publiquement minimisé l'ampleur de la crise que cette épidémie allait provoquer. 

"J'ai ma conscience pour moi"

"J'ai ma conscience pour moi, je sais ce que j'ai fait", déclare Agnès Buzyn. L'ex-ministe assure avoir "hâte de pouvoir parler devant la commission d'enquête parlementaire": "Aujourd'hui je réserve mes propos pour la représentation nationale."

Une commission d'enquête sur la gestion de la crise du Covid-19 devrait être lancée dès juin à l'Assemblée nationale, parallèlement à celle prévue au Sénat. Agnès Buzyn y sera bien entendue, mais après le second tour des élections municipales prévu le 28 juin, pour éviter le "mélange des genres", a expliqué le patron des députés Les Républicains Damien Abad.

"Nous n'étions pas suffisamment préparés"

En attendant, sur France Inter, elle assure avoir "travaillé". "J'ai pris du recul, j'ai observé, j'ai réfléchi (...) je pense que nous n'étions pas suffisamment tous préparés à un tel drame et que ce confinement a été l'occasion de réaliser que nous étions fragiles", déclare-t-elle, assurant qu'elle ferait un retour d'expérience sur cette période.

Elle a également rappelé que "jusqu'à une semaine des élections, tous les experts sur les plateaux disaient encore que ça allait être une grippette. Je ne savais pas quand ça allait arriver, je ne savais pas l'ampleur ni la gravité parce qu'on découvrait ce virus".
Salomé Vincendon