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Comment expliquer le regain de popularité d'Emmanuel Macron

La popularité du Président de la République gagne 6 points dans le sondage Ifop Fiducial ce mardi. Mais "cela reste fragile", d'après nos éditorialistes.

C'est une remontée qui se confirme. Le pourcentage de Français qui approuvent l'action d'Emmanuel Macron a encore remonté de 6 points en février, à 34%, selon un sondage Ifop Fiducial paru ce mardi. Sa cote retrouve ainsi son niveau d'octobre 2018 (33%) avant la crise des gilets jaunes. La cote d'approbation du chef de l'Etat avait touché son plus bas en décembre, à 23%.

Remobiliser sa base

Bruno Jeudy, notre éditorialiste politique, estime que le Président "engrange les fruits de ce mois de janvier, où il a fait des vœux placés sous le signe de l'ordre républicain, puis a lancé son grand débat ce qui a remobilisé sa base."

De son côté, Laurent Neumann voit dans cette hausse la conséquence d'une série de "bonnes nouvelles" depuis le 1er janvier, en citant "la prime d'activité", "les 10 milliards d'euros mis sur la table" en décembre, mais aussi "le prélèvement à la source" dont "les Français ont l'air d'être contents" et "les bons résultats de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h", annoncés par Edouard Philippe fin janvier. Ce dernier bénéficie d'ailleurs également d'une légère hausse (+1), ce qui place le Président de la République et le Premier Ministre à 34%.

"Il n'est pas du tout sorti d'affaire"

"Cela reste fragile", tempère néanmoins Ruth Elkrief: "Il peut trébucher de nouveau, prononcer une phrase choc. Il n'est pas du tout sorti d'affaire." En effet, les Français considèrent toujours à 74% que le président n'est pas proche de leurs préoccupations, désapprouvent sa politique économique (33% pour, 67% contre) et trouvent majoritairement (à 60%) qu'il ne renouvelle pas la fonction présidentielle.

C'est auprès des sympathisants des Républicains (29%, +7) et du MoDem (52%, +14) que la proportion de sondés "satisfaits" d'Emmanuel Macron augmente le plus. Ce qui fait dire à Ruth Elkrief que "son socle est là mais il est fondé sur l'inquiétude, sur le désordre, sur le rejet des autres forces politiques."

Avec AFP