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Canicule: Edouard Philippe regrette que "l'anormal devienne le normal"

Le Premier ministre a répondu ce mardi après-midi aux interrogations du député communiste, André Chassaigne. S'il a expliqué que ce type d'épisode caniculaire était appelé à se répéter, il a assuré que le pays s'adaptait déjà pour faire face.

A la mi-journée, ce mardi, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, ne faisait état devant la presse d'aucun "alarmisme particulier". Interrogé à l'Assemblée nationale un peu plus tard par le député communiste André Chassaigne sur ce même sujet de la canicule, Edouard Philippe a mêlé au pessimisme une volonté de rassurer. "Au-delà de cet épisode extrême, il y a un constat: ces épisodes se rapprochent, l’anormal devient le normal", a-t-il remarqué. 

"Encore pire dans les années à venir" 

D'où la nécessité d'adopter une stratégie prenant en compte ce dérèglement climatique qui ira croissant: "Nous devons adapter notre société, notre bâti, notre urbanisme, nos services publics pour être à la hauteur de cette transition qui est déjà là." Le chef du gouvernement a alors affirmé que certaines mesures, présentées au préalable devant la représentation nationale, allaient déjà en ce sens, citant notamment la végétalisation des bâtiments.

"Nous devons prévenir le fait que ce soit encore pire dans les années à venir", a-t-il encore fixé, avant de synthétiser son approche en quatre mots: "Urgence, vigilance, adaptation, prévention". 
Robin Verner