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Baromètre des éditorialistes - Mélenchon- Phillipe: "Aucun des deux n'avaient intérêt au clash"

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Pour Christophe Barbier, ni Édouard Philippe, ni Jean-Luc Mélenchon n'avaient intérêt à se lancer dans une passe d'arme lors de leur débat télévisé jeudi soir.

Au lendemain d'un débat à fleurets mouchetés entre le Premier ministre Édouard Philippe et le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon sur France 2, notre éditorialiste Christophe Barbier explique ce vendredi que la majorité et cette composante de l'opposition ont un intérêt commun dans ce pas de deux, dont le Parti socialiste s'est d'ailleurs ému

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Christophe Barbier: "Tout le pouvoir à Macron, toute l’opposition à Mélenchon"

"Quand la télévision convoque une affiche pour qu’il y ait de la boxe, généralement, la télévision se fait contourner par les hommes politiques, qui ne veulent pas se prêter à ce jeu des mercenaires. Rappelez-vous Tapie-Le Pen, ils s’étaient dérobés.
Aucun des deux n'avaient intérêt au clash. Édouard Philippe n’avait pas intérêt à aller au combat. D'abord parce qu'il n'était pas sûr de le gagner face à Mélenchon, et ensuite parce qu’il a cultivé depuis quelques mois l'image d’un Premier ministre effacé, à l’écoute, modeste, qui ne la ramène pas.

Jean-Luc Mélenchon sort d'un samedi difficile, où il y a eu la polémique sur les nazis, et où il sait très bien que ça a été un rassemblement raté. Donc il n'est pas en position de force, avec en plus en ce moment des ordonnances sur le code du travail qui sont en train de passer comme une lettre à la poste. Il sait que c'est un combat d'arrière-garde, et il attend le prochain combat.
C'est une bonne nouvelle politique, quand on en attend un spectacle, eh bien on est déçu.

  • Finalement ça les arrange ce duopole: tout le pouvoir à En Marche et au président Macron, toute l’opposition à Mélenchon et à ses équipes. Ça les arrange tous, même si le pouvoir sait que c'est entretenir un incendie qui peut lui revenir dans la figure. Pour l'instant, du côté du pouvoir, on ne résiste pas à la tentation d'effacer tout le monde. Malraux disait: 'Entre les communistes et nous, les gaullistes, il n’y a rien.' Aujourd’hui, les partisans de Macron disent: entre les macronistes et Mélenchon, il n’y a rien. Ça peut mal se terminer."
Louis Nadau