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Attentat de Nice: cinq gardés à vue pris en charge par l'antiterrorisme

Les trois hommes sont arrivés vers minuit dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure.

Les trois hommes sont arrivés vers minuit dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure. - Capture BFMTV

Six hommes se trouvent toujours en garde à vue dans l'enquête sur l'attaque mortelle sur la promenade des Anglais qui a fait au moins 84 morts.

De quelles complicités Mohamed Lahouaiej Bouhlel a-t-il profité pour commettre sa tuerie le 14 juillet sur la promenade des Anglais à Nice? C'est à cette question que les enquêteurs de la police judiciaire et de la sécurité intérieure tentent de répondre. Quatre jours après l'attentat qui a coûté la vie à au moins 84 personnes, six personnes se trouvent toujours en garde à vue.

Dimanche, l'ex-femme de Mohamed Lahouaiej Bouhlel est ressortie libre après 48 heures de garde à vue. Un autre a également été libéré dans la nuit de dimanche à lundi. Mardi soir, trois d'entre eux ont été transférés à Levallois-Perret dans les locaux des services antiterroristes. Lundi soir, deux autres gardés à vue étaient en cours de transfert pour être eux aussi entendus par la sous-direction antiterroriste (SDAT), selon une information BFMTV.

Soutien logistique

Parmi les trois hommes déjà interrogés dans les locaux de l'antiterrorisme figurent, un individu d'une vingtaine d'années et un homme de nationalité Albanaise, selon nos informations. Ce dernier est soupçonné d'avoir fourni une arme à Mohamed Lahouaiej Bouhlel. La femme de ce potentiel complice est elle toujours en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Nice. Cette dernière est déjà connue de la justice pour une affaire de traite d'êtres humains.

Lors de l'attentat, les policiers avaient découvert sur le terroriste un pistolet de calibre 7.65 ainsi que des cartouches du même calibre. Dans le téléphone portable du tueur, les enquêteurs ont notamment découvert une SMS de Mohamed Lahouaiej Bouhlel réclamant "plus d'armes" que le destinataire du message devait remettre à un certain "C.". Le travail de la police se concentre principalement sur l'analyse de de ce téléphone. 200 enquêteurs s'y consacrent pleinement.

Lundi matin, le ministre de l'Intérieur a toutefois fait preuve de prudence concernant les motivations du tueur. Les liens entre celui qui a tué au moins 84 personnes et "les réseaux terroristes" n'ont pas encore été "établis par l'enquête". Pour l'heure, même si Daesh a revendiqué l'attentat parlant de Mohamed Lahouiaej Bouhlel comme l'un de ses soldats, aucune trace de contact avec le groupe terroriste a été découverte. Celui qui fréquentait salle de sport, club de salsa et sites de rencontres, avait dans ses relations des proches d'Omar Omsen, ce recruteur niçois du Front al-Nosra.

J.C.