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Attentat à Nice: des gardés à vue transférés vers les locaux de l'antiterrorisme à Levallois-Perret

Sept personnes sont en garde à vue à Nice.

Sept personnes sont en garde à vue à Nice. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Plus de 48 heures après la tuerie perpétrée sur la promenade des Anglais, les enquêteurs s'attachent à comprendre comment le tueur, inconnu des services de renseignements, a pu basculer. Dans le même temps, les Niçois tentent de reprendre une vie normale.

L'enquête se poursuit à Nice après l'attentat sur la promenade des Anglais, qui a coûté la vie à au moins 84 personnes le 14 juillet. Les policiers s'intéressent désormais à l'entourage du tueur. Mohamed Lahouaiej Bouhlel se serait radicalisé en très peu de temps. Abandonnant alcool, femmes et salsa, il se serait laissé pousser la barbe, son discours aurait changé.

Alors que des centaines de témoins ont déjà été entendus par les enquêteurs, la ville de Nice tente de reprendre vie. La promenade des Anglais doit rouvrir totalement lundi.

L'ESSENTIEL

De nouvelles interpellations ont eu lieu dans l'entourage du tueur, sept personnes sont en garde à vue dimanche soir

L'enquête tente désormais d'identifier d'éventuels complices

Mohamed Lahouaiej Bouhlel a repéré les lieux avant de commettre l'attentat

49 personnes sont toujours hospitalisées en urgence absolue, dont 29 en réanimation avec un pronostic vital engagé pour 18 d'entre eux

  • Manuel Valls prévient que le "terrorisme fait partie de notre quotidien"

23 heures - Ce live est terminé, merci de l'avoir suivi

22h25 - Sécurité maximale pour la minute de silence sur la Promenade des Anglais lundi

Christian Estrosi, ancien maire et premier adjoint au maire actuel de Nice, a annoncé dimanche soir que des "moyens exceptionnels supplémentaires" seront mobilisés lundi pour sécuriser l'endroit où se tiendra la minute de silence, sur la Promenade des Anglais.

"Il nous a été dit que la mobilisation serait nettement renforcée par rapport au 14-juillet, avec la mise en place de véhicules de la police nationale pour empêcher l'intrusion de tout véhicule sur le trottoir ou la chaussée, ce qui est un dispositif nouveau", a précisé Christian Estrosi.

22 heures - Un convoi transportant les gardés à vue a quitté Nice pour les locaux de l'antiterrorisme

Un convoi transportant les sept personnes gardées à vue dans l'enquête sur l'attentat de Nice a quitté le sud de la France dimanche soir, d'après les informations de BFMTV. Le convoi se rend vers Paris, pour rejoindre les locaux de l'antiterrorisme, basés à Levallois-Perret.

19h50 - L'ex-épouse de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel s'est confiée à son avocat en marge de sa garde à vue

En marge de ses 48 heures de garde à vue, qui se sont terminées dimanche, l'épouse du tueur de l'attentat de Nice s'est entretenue pendant deux heures avec son avocat. Après cet entretien, Me Jean-Yves Garino a indiqué que sa cliente a été victime de violence répétées et de harcèlement de la part de son mari, dont elle avait demandé le divorce. Plusieurs membres de la famille, dont la belle-mère du tueur, ont aussi été victimes de sa violence.

"Cette dame s'est retrouvée effondrée par l'acte commis par son mari, père de ses trois enfants", a-t-il indiqué à l'AFP. "J'ai demandé pour elle un suivi psychologique, c'est une victime également. Elle est tombée dans une torpeur, elle ne peut pas s'exprimer", a déclaré l'avocat.

19h15 - Près de 85 personnes sont toujours hospitalisées, dont 29 en réanimation

Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a annoncé un nouveau bilan des blessés, trois jours après l'attentat de Nice. Près de 85 personnes sont toujours hospitalisées, des chiffres qui peuvent rapidement changer en fonction des sorties régulières de patients, a précisé la ministre sur BFMTV. Parmi ces personnes hospitalisées, 29 sont en réanimation. Le pronostic vital reste engagé pour 18 personnes, dont un enfant, en réanimation lui aussi.

19 heures - Sept personnes en garde à vue après une nouvelle interpellation

Alors que six personnes étaient toujours en garde à vue ce dimanche dans l'enquête sur l'attentat perpétré à Nice le 14 juillet, une nouvelle interpellation a eu lieu, a rapporté en fin d'après-midi une source judiciaire à l'AFP.

Sept personnes sont donc en garde à vue. Elles ne seraient pas connues des services antiterroristes. La dernière personne interpellée serait un homme de 37 ans, d'après les informations de BFMTV. L'enquête tente désormais de déterminer d'éventuelles complicités dans la préparation de l'attentat.

18h40 - Messe à Notre-Dame-de-Paris et recueillements dans toute la France

Une messe d'une heure a eu lieu ce dimanche après-midi à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, en hommage aux victimes de l'attentat de Nice. Sur la Promenade des Anglais, l'heure est également au recueillement, trois jours après le drame. Des familles entières de Niçois et de touristes, français et étrangers, se sont pressées toute la journée devant le mémorial improvisé à l'endroit où le camion a fini sa course meurtrière.

A Saint-Denis de La Réunion, 200 personnes se sont retrouvées sur la Place des Droits de l'Homme. Des rassemblements ont aussi eu lieu à Roncq et Cambrai, dans le nord de la France, ainsi qu'au Mans, dans la Sarthe, et à Périgueux, en Dordogne.

18h20 - Une minute de silence aura lieu lundi à midi, en présence de François Hollande

Une minute de silence aura lieu lundi 18 juillet à midi depuis le ministre de l'Intérieur, en hommage aux victimes de l'attentat de Nice. François Hollande y participera, a annoncé son entourage à l'AFP ce dimanche. Il sera accompagné de Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, de tous les chefs de la police, de la gendarmerie et des pompiers. 350 personnes de tous les corps du ministère seront également présentes.

17h50 - A Nice, un lieu de recueillement ouvert en continu pour les proches et les familles des victimes

Ce dimanche à 16 heures, la Ville de Nice a mis en place un lieu de recueillement ouvert en continu, à destination des familles et des proches des victimes des attentats du 14 juillet. "Le public et les médias n'y sont pas admis", précise la préfecture dans un communiqué. Cet espace comptera notamment une cellule psychologique et son emplacement sera communiqué sur demande des personnes concernées. 

17h30 - L'hôtel du Cap-Ferrat qui a tiré un feu d'artifice le 16 juillet présente ses excuses

Après avoir déclenché une vive polémique pour avoir tiré un feu d'artifice le 16 juillet, deux jours après l'attentat de Nice et en plein deuil national, le Grand hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat a présenté ses excuses sur Facebook.

"Nous souhaitons présenter nos excuses suite au feu d’artifice tiré hier soir durant la réception de mariage de clients de l'hôtel. Nous comprenons que ce dernier ait pu heurter la sensibilité de nombreuses personnes dans un contexte de deuil national et le regrettons", écrivent les responsables de l'établissement.

16h45 - L'ex-femme de Lahouaiej Bouhlel "ne peut rien dire" sur sa radicalisation

Maître Jean-Yves Garino, l'avocat de l'ex-femme du tueur présumé, a assuré que sa cliente "ne peut rien dire" de la radicalisation de son ancien conjoint, "dans la mesure où chacun avait sa vie privée". "Elle ne fréquentait pas du tout son mari, leur seul lien était les enfants, à qui elle les remettait de temps en temps pour qu'ils aient une visite avec leur père", a déclaré l'avocat.

Il a également affirmé que la femme, qui était "effondrée" durant sa garde à vue, avait déjà déposé plusieurs plaintes à l'encontre de son ex-mari pour des "violences physiques et morales"

15h50 - Le tueur présumé avait réservé le camion le 4 juillet

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel avait réservé le camion frigorifique qui a servi à l'attaque sur la promenade des Anglais le 4 juillet. Il est venu le récupérer le 11 juillet.

15h40 - Les familles des victimes peuvent venir voir les corps

Les premiers corps formellement identifiés ont été mis à disposition des familles des victimes, qui peuvent venir se recueillir. Une procédure d'identification accélérée a également été mise en place. 17 médecins des instituts médico-légal à proximité sont venus prêter main forte aux huit médecins de l'institut Pasteur de Nice.

15 heures - Les premiers permis d'inhumer vont être délivrés

Le parquet de Paris a annoncé dans un communiqué qu'une dizaine de permis d'inhumer seront délivrés dimanche. Ces permis seront délivrés à l'issue du processus d'identification des personnes décédées et du processus médico-légales, qui "vise à établir les causes et circonstances des décès".

14h15 - Plusieurs SMS ont été envoyés par le tueur

Plusieurs SMS ont été envoyés par Mohamed Lahouaiej Bouhlel quelques minutes avant de foncer sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais. Dans l'un d'entre eux, le tueur demande d'amener "plus d'armes". Au moins l'un des gardés à vue, qui se trouvent actuellement dans les locaux de la police judiciaire de Nice, a été destinataire de ses messages.

14 heures - Un nouveau bilan des victimes communiqué

Le parquet de Paris a communiqué un nouveau bilan des victimes. Il fait état de 84 personnes décédées. 49 blessés sont en urgence absolue, dont 29 en réanimation avec un pronostic vital engagé pour 18 d'entre eux. 207 sont hospitalisés en urgence relative. 

Depuis 10h30, les familles qui le souhaitent ont pu voir le corps de leurs proches.

13h45 - Les deux nouveaux gardés à vue sont un couple d'Albanais

Les deux personnes interpellées ce matin dans le cadre de l'enquête sur l'attentat à Nice sont deux Albanais, indiquent des sources judiciaires et policières. Ce couple est soupçonné d'avoir fourni une aide logistique à Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

13h20 - Une cagnotte lancée pour Kilian, 4 ans

Une cagnotte a été lancée sur la plateforme Leetchi pour aider Tahar, un père de famille niçois de 39 ans, qui a perdu sa femme et son fils de 4 ans, jeudi sur la Promenade des Anglais. La page est sobrement intitulée "Pour Kilian et Olfa". Vendredi matin, Tahar avait lancé un appel pour retrouver son petit garçon. Quelques heures plus tard, la terrible nouvelle était tombée.

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- © Capture BFMTV

13 heures - Le témoignage d'un père qui a perdu sa fille de 13 ans et demi

"Ils ont cassé un don de Dieu." Le père de Laura, 13 ans et demi, a patienté pendant deux jours avant d'apprendre la terrible nouvelle. Sa fille jumelle est morte percutée par le camion. On était tous heureux d'aller voir ce feu d'artifice", a-t-il raconté. Les mots lui manquent, mais il se dit "vraiment, vraiment en colère".

12h35 - Le Pape s'associe au deuil des familles des victimes

Le pape François s'est dit proche des familles des victimes et du peuple français lors de la prière de l'angelus en milieu d'après-midi depuis la place Saint-Pierre où s'étaient rassemblés des milliers de fidèles. "La douleur est vive dans nos coeurs après ce massacre qui dans la soirée de jeudi à Nice a fauché tant de vies innocentes", a encore dit le pape argentin, appelant les fidèles à une prière en silence.

12h15 - Le film "Bastille Day" déprogrammé

Le distributeur Studiocanal a annoncé avoir demandé aux 237 salles de cinéma de déprogrammer le thriller "Bastille Day" qu'elles diffusaient. Sorti mercredi, ce film raconte l'histoire de Zoé, interprétée par Charlotte Le Bon, une Française qui prépare un attentat le 14 juillet. 

11h55 - Les soins pris en charge à 100% par la Sécurité sociale

La ministre de la Santé a précisé que les soins prodigués pendant et après l'hospitalisation des blessés de l'attentat du 14-Juillet seront pris en charge à 100% par la Sécurité sociale, y compris pour les dépassements d'honoraires.

11h45 - Le pronostic vital encore engagé pour 18 personnes

La ministre de la Santé, en déplacement à Nice, a annoncé que le pronostic vital de 18 blessés est encore engagé, dont un enfant. 85 personnes sont toujours hospitalisées, mais ce bilan évolue très vite, assure Marisol Touraine. 29 blessés sont toujours en réanimation. Une seule personne hospitalisée n'a pas encore été formellement identifiée.

Les cellules d'accueil psychologique ont déjà accueilli près de 500 personnes à Nice. Actuellement cinq sites sont opérationnels, deux nouvelles cellules vont ouvrir aujourd'hui, une à côté de la chapelle ardente et une à proximité de la promenade des Anglais. 

11h35 - Le terroriste a réclamé "plus d'armes" dans un message

INFO BFMTV - L'exploitation du téléphone portable de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, retrouvé dans la cabine du camion, révèle que ce dernier a envoyé un SMS intriguant. "Amène plus d'armes", envoie-t-il le 14 juillet à 22h27, quelques minutes avant de se lancer dans sa course mortelle. Dans le poids-lourd blanc, seul un pistolet de calibre 7.65 mm, des cartouches du même calibre percutées et non percutées, ont été retrouvés. Le reste de son arsenal était composé d'armes factices ou hors d'usage.

Ce message a été adressé à l'un des hommes qui se trouve actuellement en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nice.

11h30 - La garde à vue de l'ex-femme du tueur a pris fin

La garde à vue de l'ancienne femme de Mohamed Lahouaiej Bouhlel s'est achevé dimache matin. Elle était entendue depuis vendredi soir par les enquêteurs, tout comme quatre autres personnes. Un homme et une femme ont été interpellés ce dimanche matin.

11h15 - Un feu d'artifice tiré depuis un hôtel près de la promenade des Anglais

A peine 48 heures après l'attentat sur la promenade des Anglais, le Grand hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, qui se trouve en face du lieu du drame, a maintenu son feu d'artifice. Les tirs ont été entendus entre 00h15 et 01h30. Samedi soir, de nombreux anonymes ont fait part de leur colère, notamment sur Twitter. 

Un porte-parole du Grand hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat a simplement confirmé dimanche matin à l'AFP qu'un feu d'artifice avait bien été tiré depuis son établissement, sans plus de précision: "Je ne veux pas rajouter de l'émotion à l'émotion", a-t-il commenté.

11 heures - Fin de la messe à la cathédrale de Nice

Des centaines de fidèles mais également des personnes de toute confession sont venues assister à la grande messe du dimanche à la cathédrale Sainte-Resparate à Nice. "La mort n'aura pas le dernier mot", assure l'évêque du diocèse dans un communiqué. Depuis jeudi, des milliers de personnes sont venues se recueillir dans ce lieu.

De nombreux touristes, très présents en période estivale sur la Côte-d'Azur,étaient également présents. Barbara, une Américaine, habitante de Boston, a fait part de sa vive émotion à BFMTV.

10h30 - Des témoins évoquent la religiosité du tueur

Parmi les centaines de témoins qui ont été entendus depuis la nuit de l'attentat, plusieurs ont évoqué la religiosité du tueur, selon une source proche du dossier. Samedi, l'une des personnes placée en garde à vue a indiqué aux enquêteurs que Mohamed Lahouaiej s'est radicalisé très récemment. Il se laissait pousser la barbe et son discours avait changé.

10 heures - Le tueur avait fait des repérages

Les enquêteurs ont acquis la certitude que Mohamed Lahouaiej Bouhlel a réalisé des repérages à la promenade des Anglais la veille et l'avant-veille de l'attentat. Il est venu avec son camion blanc les 12 et 13 juillet.

9 heures - Les policiers qui ont fait face au camion racontent leur version

Trois policiers sont intervenus pour stopper la course folle du camion blanc qui a percuté la foule sur la promenade des Anglais. RMC a pu consulter leurs procès-verbaux d'audition. L'un des fonctionnaires du commissariat de Nice témoigne: "J'ai tiré pour le neutraliser, j'ai tiré jusqu'à ce qu'il ne bouge plus".

8h30 - Deux nouvelles interpellations

Un homme et une femme ont été interpellés dimanche matin dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Nice. Il s'agit de membres de l'entourage de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. 

Ces deux arrestations s'ajoutent aux cinq gardes à vue qui sont toujours en cours. Parmi ces cinq personnes, l'ex-femme du tueur.

8 heures - Pour Manuel Valls, "le terrorisme fait partie de notre quotidien"

Le Premier ministre prédit un avenir sombre. "On pourrait refuser de voir la réalité en face, oublier, passer à autre chose, mais je dois la vérité aux Français: le terrorisme fait partie de notre quotidien pour longtemps", prévient Manuel Valls, dans les colonnes du Journal du Dimanche

Répondant aux polémiques sur la sécurité à Nice le soir du feu d'artifice, le chef du gouvernement assure que "si Christian Estrosi, ancien maire de Nice, avait le moindre doute, il pouvait demander l'annulation du feu d'artifice". Concluant sur "une différence nette entre la dignité d'Anne Hidalgo après les attentats de janvier et de novembre et l'attitude de Christian Estrosi".

J.C. et C.V. avec AFP