BFMTV

Abdeslam hospitalisé: quel dispositif de sécurité pour le détenu le plus surveillé de France

Les policiers surveillent les entrées de l'hôpital de Corbeil-Essonnes.

Les policiers surveillent les entrées de l'hôpital de Corbeil-Essonnes. - Capture BFMTV

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos des attentats du 13-Novembre, a été admis à l'hôpital de Corbeil-Essonnes pour une crise d'appendicite. Une hospitalisation sous escorte avec le déploiement, notamment, du GIGN.

Une chambre d'hôpital transformée en cellule. Salah Abdeslam a été extrait mardi de sa cellule pour être hospitalisé en raison d'une crise d'appendicite. Le seul membre encore en vie des commandos qui ont perpétré les attentats du 13-Novembre a été admis au centre hospitalier Sud Francilien à Corbeil-Essonnes, au sud de Paris. Un transfert réalisé sous bonne garde policière après que plusieurs médecins ont été consultés pour envisager cette hospitalisation. Opéré dans la soirée, Salah Abdeslam a été transféré dans la journée de mercredi à l'hôpital parisien de La Salpêtrière où il y restera, pour une durée indéterminée, celle de sa convalescence.

Le transfert, depuis la prison de Fleury-Mérogis où Salah Abdeslam est détenu depuis avril 2016, réalisé mardi s'est fait sous la surveillance du GIGN, le groupement d'intervention de la gendarmerie nationale. Des hommes restés sur place pour appuyer ceux des Equipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de l'administration pénitentiaire. Un dispositif exceptionnel. "Dans 99% des cas, les extractions médicales sont faites avec deux personnels de surveillance non armés", reconnait Emmanuel Baudin, du syndicat FO pénitentiaire.

"C’est d’ailleurs pour ça que ça nous vaut l’une des premières raisons de tentatives d’évasion", poursuit le syndicaliste qui en décompte depuis le début de l’année.

Détenu le plus surveillé de France

Un dispositif renforcé pendant le transfert mais aussi pendant l'hospitalisation de Salah Abdeslam. Au sol mais aussi sur les toits, les policiers sont largement déployés autour du centre hospitalier, habitué à accueillir des patients médiatiques et l'un de ceux les plus faciles à surveiller. Plusieurs fourgons de CRS encadrent les lieux. Les policiers filtrent les entrées. Chaque sac, chaque coffre de voiture ou encore chaque passager des bus qui desservent l'hôpital, est minutieusement fouillé, afin de prévenir tout risque d'introduction d'objet.

Les autorités craignent également une tentative de suicide de Salah Abdeslam. Sa chambre, surveillée par des hommes armées 24h/24, a été vidée de tout objet contondant. Des dispositions proches de celles prises à la prison de Fleury-Mérogis. Le seul membre encore en vie des commandos des attentats du 13-Novembre est détenu dans une aile séparée. Les cellules autour de la sienne sont vides et le Français a été placé sous vidéosurveillance 24/24 afin de prévenir un risque de suicide. Dernièrement, ses conditions de détention ont été légèrement assouplies: la plaque de plexiglas à la fenêtre de sa cellule, ainsi que celle qui le séparait de ses visiteurs au parloir.

J.C. avec Mélanie Vecchio