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Les conditions de détention de Salah Abdeslam légèrement assouplies

Le prison de Fleury-Mérogis où est incarcéré Salah Abdeslam

Le prison de Fleury-Mérogis où est incarcéré Salah Abdeslam - AFP

Mis en examen pour assassinats terroristes et suspect-clé des attentats parisiens qui ont fait 130 morts, Salah Abdeslam, 28 ans, est détenu à l'isolement depuis la fin avril 2016, et placé sous vidéosurveillance 24h/24.

Les conditions de détention extrêmement rigoureuses de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre, ont été très légèrement assouplies, a indiqué ce vendredi une source de l'administration pénitentiaire, confirmant en partie des informations du quotidien Le Parisien.

En mai dernier, la vitre qui séparait Salah Abdeslam de ses visiteurs lors des parloirs à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis a été retirée, indique cette même source.

La journal Le Parisien indique que chaque parloir que le détenu entretient avec sa famille sera désormais suivi d'une fouille. 

Un suicide comme plus grande crainte

"Tout cela est possible parce qu'il est surveillé 24 heures sur 24" et parce que "son comportement est conforme aux standards de la détention", a assuré la source policière. "Tout est réversible à tout moment" en cas de "changement de comportement", a ajouté la source.

Elle a précisé que la "plus grande crainte" de l'administration pénitentiaire était un suicide.

"Paranoïa" et "prostration" de la part du détenu

Mis en examen pour assassinats terroristes et suspect-clé des attentats parisiens qui ont fait 130 morts, Salah Abdeslam, 28 ans, est détenu à l'isolement depuis la fin avril 2016, et placé sous vidéosurveillance 24h/24.

Un détenu placé à l'isolement - à ne pas confondre avec le "mitard", qui est une mesure disciplinaire - est seul en cellule, et généralement coupé des autres détenus.

Selon les termes de la loi, il "conserve ses droits à l'information, aux visites, à la correspondance écrite et téléphonique, à l'exercice du culte", notamment. Salah Abdeslam a aussi droit à des promenades, toujours seul.

Selon Le Parisien, les surveillants pénitentiaires ont décelé depuis plusieurs mois "paranoïa" et "prostration" de la part du détenu le plus surveillé de France, faisant redouter une tentative de suicide.

S.Z avec AFP