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L'assaillant de Marseille a consulté des chants religieux sur son téléphone

Un hommage rendu à l'une des deux victimes de l'attaque de la gare Saint-Charles à Éguilles, près de Marseille, le 2 octobre 2017

Un hommage rendu à l'une des deux victimes de l'attaque de la gare Saint-Charles à Éguilles, près de Marseille, le 2 octobre 2017 - Anne-Christine Poujoulat-AFP

Deux jours après l'attaque dans laquelle deux jeunes femmes ont été tuées à la gare Saint-Charles à Marseille, le téléphone de l'assaillant a commencé à livrer de premières informations.

Deux jours après avoir tué deux jeunes femmes à l'arme blanche sur le parvis de la gare Saint-Charles, à Marseille, le téléphone portable de l'assaillant, abattu par des militaires de l'opération Sentinelle, a commencé à livrer de premières informations.

Des chants religieux

L'homme, qui était connu des services de police depuis 2005 pour des faits de petite délinquance mais était inconnu des services de renseignement, a consulté sur Youtube des vidéos de chants religieux, selon nos informations. Alors que les jihadistes ont revendiqué dès dimanche soir l'attaque au couteau à travers son agence de propagande, aucun élément ne reliait encore l'assaillant au groupe terroriste, qui utilise ces chants comme outil de prosélytisme.

Âgé d'une trentaine d'années, il était en situation irrégulière. Il avait été arrêté à Lyon vendredi, soit deux jours avant l'attaque, pour vol à l'étalage avant d'être relâché. Lors de cette garde à vue, il a présenté un passeport tunisien indiquant 1987 comme date de naissance. Mais à chacune de ses arrestations, il a présenté une identité différente, sept au total qui ont été retrouvées grâce à ses empreintes digitales. 

Consommateur de drogues dures

Aux policiers lyonnais, il avait déclaré vivre à Lyon, "s'était dit sans domicile fixe et sans emploi autre que des missions non déclarées comme peintre", a précisé le procureur de la République de Paris François Molins. Il s'était aussi dit "consommateur de drogues dures" et "divorcé".

Après son interpellation, il a bénéficié de la part de la justice d'un classement sans suite. Dans la foulée, "les autorités préfectorales locales n'ont pas été en mesure de prendre une mesure d'éloignement à son encontre", a déclaré François Molins. Gérard Collomb a saisi à ce sujet l'Inspection générale de l'administration.

Céline Hussonnois-Alaya avec Cécile Ollivier