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"Les gens se sont mis à courir et à hurler", les témoins racontent l'attaque à Marseille

Ce dimanche, un homme a tué deux femmes au couteau sur le parvis de la gare Saint-Charles, à Marseille. Il a ensuite été abattu par des militaires de l'opération Sentinelle. Des témoins ont livré leur récit de ces événements.

Un homme a attaqué, et assassiné, deux femmes avec un couteau ce dimanche sur le parvis s'étendant devant la gare Saint-Charles, à Marseille. L'assaillant, qui a crié 'Allahou akbar', a ensuite été tué par les militaires de l'opération Sentinelle.

Le parquet antiterroriste a annoncé l'ouverture d'une enquête en flagrance pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "tentative d'assassinat sur une personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste". Des témoins se sont exprimés, décrivant la manière dont ils ont vécu ces événements. 

"Une personne s'est effondrée"

"J'étais sur le parvis, juste devant la gare", a ainsi déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) Mélanie Petit, une étudiante de 18 ans des Mines d'Alès, dans le Gard. "J'ai entendu crier et une personne s'est effondrée", a-t-elle poursuivi, ajoutant:

"J'ai entendu des cris qui venaient d'un endroit très localisé."

Une mère de famille a cherché à se dissimuler, avec son fils, sur l'un des quais de la gare, comme elle l'a indiqué sur notre antenne: "Avec mon fils, on est partis en courant le plus vite possible. On est allés se cacher sur un quai parce que je me suis dit que sur un quai où il n'y avait personne, si c’était effectivement un attentat, on serait peut-être en sécurité. (...) Avec mon fils, on est repartis vers le début du quai et arrivés là, ça a été de nouveau la panique totale. A ce moment-là, ils ont évacué la gare."

Une femme a raconté la réaction des passants sur BFMTV:

"Il y a eu deux coups de feu sur l'esplanade de la gare Saint-Charles. Il y avait des militaires et des policiers en civil. Après, il y a eu un attroupement sur les escaliers, les gens s'arrêtaient un petit peu et deux minutes après tout le monde est parti en courant. Il y a une dame qui est venue se réfugier chez nous. Et ça s’est passé très vite. Après, ils ont sécurisé le périmètre. Ils l’ont fermé pour que personne ne passe."

"On s'est juste dit: 'C'est le moment de se barrer'"

Une usagère, présente à la gare pour se rendre à Paris, a détaillé: "Mes collègues ont vu passer les forces de l’ordre avec des armes du coup on est partis en courant, on ne savait pas ce qu’il se passait. Tout le monde allait se réfugier à droite, à gauche. Je suis allée me réfugier dans une espèce de local SNCF. J’ai pensé que c'était quelqu’un qui était armé derrière nous et qu'on allait se faire tirer dessus." Elle a poursuivi: "On s'est juste dit: 'C'est le moment de se barrer'. Je ne me sentais pas en sécurité là où j’étais. Tout le monde est parti en courant et s'est réfugié le plus vite possible dans des voitures, des bâtiments à droite à gauche."

Guillaume, qui se trouvait sur un quai, a aussi dit son mot auprès de l'AFP: "Les forces de l'ordre se sont mises en place et ont fait descendre les gens des trains. On a été regroupés au bout des quais avant d'être évacués". Evoquant "une panique maîtrisée", il a assuré que "les gens ne se marchaient pas dessus" au moment des faits.

Robin Verner, avec AFP