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Attaque au couteau à Marseille: qui sont les deux victimes tuées à la gare Saint-Charles?

Les deux jeunes femmes qui ont été mortellement attaquées dimanche à la gare Saint-Charles, à Marseille, étaient cousines. L'une entrait en troisième année de médecine, l'autre était en école d'infirmière.

Les deux jeunes femmes tuées dans une attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille dimanche étaient cousines. Elles avaient toutes les deux 20 ans. L'une résidait dans la région lyonnaise, et l'autre dans les Bouches-du-Rhône pour l'autre.

Une élève brillante

Mauranne était originaire d'Eguilles, une petite ville proche d'Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. Elle faisait ses études de médecine à Marseille, où elle vivait sur le campus universitaire, a précisé le président de l'association des étudiants de l'Université d'Aix-Marseille. Élève "brillante", selon le président de l'université Yvon Berland, elle avait réussi le concours de première année du premier coup, et obtenu une moyenne de 15 sur 20 en deuxième année. Elle devait entrer en troisième année à la faculté de médecine de la Timone. Une minute de silence sera observée ce mardi sur les 58 sites de l'université.

"C'était une jeune fille enjouée, qui pensait à ses études, qui pensait à son avenir professionnel mais qui pensait aussi à ses copains à ses copines, à s'amuser", a témoigné pour BFMTV Robert Dagorne, le maire d'Éguilles.

Bénévole chez les scouts

Sa cousine, Laura, qui allait avoir 21 ans, était venue passer le week-end à Marseille pour fêter son anniversaire avec quelques jours d'avance, comme le rapporte RTL. Elle vivait à Rillieux-la-Pape, dans le Rhône, et était scolarisée en deuxième année d'école infirmière à Lyon. La jeune fille était également responsable d'un groupe de scouts, mouvement qu'elle avait rejoint il y a trois ans.

"Elle a rejoint le mouvement en tant qu'adulte bénévole, a indiqué à BFMTV François Mandil, délégué national à la communication des Scouts et guides de France. Elle a animé plusieurs camps cet été, c'est une nouvelle qui bouleverse tout le monde."

À la mairie de Rillieux-la-Pape, les drapeaux ont été mis en berne et une minute de silence sera respectée ce mardi en fin de journée sur le parvis de l'hôtel de ville. Le maire de la commune a évoqué une jeune fille appréciée de tous. "Elle était très engagée, elle aimait donner du temps aux autres. Elle participait à la vie de la commune et était très appréciée", selon Alexandre Vincendet, l'élu de cette commune de la banlieue lyonnaise. 

Comme le rapporte Le Parisien, les deux jeunes filles étaient assises sur un banc et attendaient le train de Laura pour regagner la région lyonnaise lorsqu'elles ont été attaquées.

Céline Hussonnois-Alaya