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Jean-Michel Gentil, portrait du juge de Sarkozy

Le juge Gentil

Le juge Gentil - -

Cow-boy selon ses détracteurs, incorruptible selon ses soutiens, Jean-Michel Gentil est de l’avis de tous un juge discret et téméraire.

Nicolas Sarkozy est entendu par le juge Gentil ce jeudi à Bordeaux dans le cadre de l'Affaire Bettencourt. Depuis décembre 2010, le juge d'instruction mène la barque de l'affaire. Portrait de cet homme de 52 ans, réputé pour sa discrétion.

Ses méthodes sont parfois jugées musclées. Dans l'affaire Bettencourt, il n’a pas hésité à incarcérer Jean-Marie Banier, Martin d’Orgeval et Patrice de Maistre à la prison de la santé avant de les entendre à Bordeaux. Des mandats d’amenés dénoncées par leurs avocats qui pensent qu’une simple convocation aurait suffi.

Pas de cadeaux

"Il ne faut pas s'attendre à ce qu'il fasse plus de cadeaux à la droite qu'à la gauche", disent en chœur, pro et anti, ceux qui l'ont croisé. L'homme a pourtant été "tenté par la politique", écrivait L'Express. "Il n'était pas de gauche", glisse un camarade de Sciences Po, et un collègue le qualifie d'"anar de droite".

Le magistrat, originaire du Maine-et-Loire et aujourd'hui âgé de presque 55 ans, a effectué l'essentiel de sa carrière comme juge d'instruction, à Nanterre et en Corse notamment avant de rejoindre Bordeaux, un poste qu'il a conquis par la force, depuis l'École nationale de la magistrature - bordelaise également -, où il enseignait. Le juge de l'affaire Bettencourt devra choisir un nouveau poste d'ici fin 2013. En 2012, il a postulé, sans succès, comme premier vice-président en charge de l'instruction au tribunal de Paris, et comme avocat général à la Cour d'appel de Paris