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Grève du 5 décembre: des syndicats de police appellent à fermer les commissariats

Marche de la colère des policiers à Paris, le 2 octobre 2019

Marche de la colère des policiers à Paris, le 2 octobre 2019 - MARTIN BUREAU / AFP

Plusieurs syndicats appellent les policiers à rejoindre le mouvement de grève prévu le 5 décembre prochain contre la réforme des retraites.

Cheminots, salariés de la RATP, personnels hospitaliers, professeurs, pompiers... Ils sont nombreux à lancer un appel à la mobilisation générale le 5 décembre prochain pour protester contre la réforme des retraites prévue par l'exécutif. Alors qu'ils étaient près de 30.000 à manifester le 2 octobre dernier pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, les policiers rejoignent le mouvement. Plusieurs syndicats appellent notamment à fermer les commissariats, si l'exécutif ne répond pas à leurs attentes d'ici là.

"Malgré les 27.000 policiers dans la rue le 2 octobre dernier, l'administration nous ignore", déplorent les organisations dans un communiqué. "Faisons nous entendre le 5 décembre" avec "des actions dans tous les services de 10h à 15h", précisent les syndicats.

"On a été assez patients"

Alliance et UNSA Police proposent ainsi de "fermer symboliquement les commissariats sauf urgence absolue", et invitent les agents à ne faire aucune intervention sauf en cas d'appels d'urgence. "Manifestons à notre façon et agissons à la hauteur du manque de considération que nous porte le gouvernement", lancent-ils.

"C'est un ultimatum, on a été assez patients", explique Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d'Alliance. "La maison police brûle et les ministres regardent ailleurs. Ils ne se rendent pas compte de la situation, c'est du jamais vu. On a des discours de soutien de leur part mais jamais les actes", ajoute-t-il.

"C'est une mobilisation logique dans la continuité du 2 octobre. Nous n'avons encore rien obtenu", a confirmé Patrice Ribeiro du syndicat Synergie-Officiers qui participe à l'appel. "On nous utilise et on nous rince depuis 53 semaines" de manifestations de gilets jaunes, a-t-il rappelé "et il n'y a pas de prise en compte du malaise profond des policiers".

Mélanie Rostagnat avec AFP