BFMTV

Enregistrement Benalla: la cheffe de la sécurité de Matignon entendue par les enquêteurs 

Alexandre Benalla est mis en cause dans l'affaire des violences du 1er mai.

Alexandre Benalla est mis en cause dans l'affaire des violences du 1er mai. - Thomas Samson - AFP

Les enquêteurs cherchent à faire la lumière sur les conditions dans lesquelles les conversations entre Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été enregistrées.

La responsable du groupe de sécurité du Premier ministre a bien été entendue ce mardi dans le cadre de l'enquête sur les conditions d'enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, a appris ce mercredi BFMTV d'une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. La policière a été entendue par la brigade criminelle. Selon le quotidien, elle a nié avoir effectué ces enregistrements.

L'enquête a été déclenchée après des informations transmises par Matignon au parquet de Paris. Après la diffusion de ces enregistrements par Mediapart le 31 janvier, les services du Premier ministre ont été interrogés par des journalistes tentant d'"établir un lien entre la cheffe du GSPM, son conjoint, et la rupture du contrôle judiciaire d'Alexandre Benalla et Vincent Crase", ont expliqué les services du Premier ministre. 

"Premières vérifications" de Matignon

Des questions posées par un journaliste de Valeurs actuelles laissent penser que cette conversation du 26 juillet aurait pu être captée au domicile de la cheffe du GSPM, un service sensible. Matignon affirme avoir "procédé à de premières vérifications", qui ne semblent pas confirmer cette hypothèse, mais avoir "bien évidemment transmis l'ensemble de ces informations au procureur de Paris". 

Déjà selon les vérifications de Matignon, "la cheffe du GSPM dément être impliquée d'une quelconque façon dans la rupture du contrôle judiciaire d'Alexandre Benalla et Vincent Crase". 

"Elle affirme connaître Alexandre Benalla, mais ne jamais avoir rencontré Vincent Crase et qu'à sa connaissance celui-ci n'est jamais venu à son domicile", a rapporté Matignon. "Elle dément également que son compagnon ait pu organiser cette rencontre chez elle en son absence", ont ajouté les services du Premier ministre.

Le lieu et les conditions de la rencontre clandestine entre Alexandre Benalla et Vincent Crase restent donc à déterminer. 

Sarah-Lou Cohen avec Ambre Lepoivre et AFP