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Attentats du 13-Novembre: un homme soupçonné d'être une fausse victime jugé en mars

Sofien Ayari et Ali El Haddad Asufi, ont été mis en examen mercredi à Paris.

Sofien Ayari et Ali El Haddad Asufi, ont été mis en examen mercredi à Paris. - BENOIT TESSIER/POOL/AFP

Il lui est également reproché d'avoir escroqué la caisse d'assurance maladie du Val-de-Marne.

Un homme de 29 ans, Jean-Luc B, soupçonné d'être une fausse victime des attentats du 13 novembre 2015, sera jugé le 12 mars prochain. Le suspect, qui comparaissait à l'issue de sa garde à vue, a été placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. 

Ce renvoi a été fait à l'initiative de la cour, qui a réclamé davantage de temps pour étudier le dossier. Il est accusé d'escroquerie et de détention frauduleuse de faux documents par le tribunal correctionnel de Créteil dans le Val-de-Marne. 

Après les attaques jihadistes qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015, il avait déclaré se trouver avec deux de ses amis au Bataclan, ce que l'enquête a démenti. Le billet de concert qu'il avait présenté afin d'obtenir le statut de victime était en réalité "un faux billet".

Il lui est également reproché d'avoir escroqué la caisse d'assurance maladie du Val-de-Marne.

"Prêt à rembourser"

"Je m'en veux, j'ai fait ça sur un coup de tête, je suis prêt à rembourser toutes les sommes", a-t-il déclaré laconiquement à la barre, demandant "pardon à toutes les victimes".

Sans emploi et actuellement en formation boulangerie, Jean-Luc B. a été condamné à plusieurs reprises par la justice dont une fois pour une agression sexuelle en 2007.

"J'ai un projet, construire ma propre boulangerie, je veux prendre un nouveau départ", a-t-il plaidé, réaffirmant ses excuses aux victimes des attentats. 

Déjà une quinzaine de condamnations

"Life for Paris a une nouvelle fois démasqué une fausse victime, l'enquête de police a confirmé nos soupçons nourris depuis plus d'un an et demi. Nous nous battrons sans relâche contre les escrocs qui parasitent notre reconstruction", s'est félicité auprès de l'AFP l'association qui s'est portée partie civile aux côtés du FGTI.

Au total, une quinzaine de personnes ont déjà été condamnées pour tentative d'escroquerie ou escroquerie liées aux attentats de 2015.

Hugo Septier avec AFP