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Attaque à Champigny-sur-Marne: Valérie Pécresse dénonce des "scènes de guerre intolérables"

La présidente de la région Île-de-France, invitée de BFM Politique, demande des renforts de police nationale notamment pour la ville de Champigny-sur-Marne où un commissariat a été attaqué dans la nuit de samedi à dimanche.

"Il est absolument inacceptable de constater de tels actes dans la République." Valérie Pécresse a condamné en bloc ce dimanche sur BFM Politique l'agression de policiers et l'attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche.

"Ces scènes de guerre sont intolérables. il n'est pas admissible que des voyous se sentent libres de faire ce qu'ils veulent dans le quartier du Bois l'Abbé", déclare la présidente de la région d'Île-de-France, évoquant une "cité sensible".

En déplacement au commissariat cet après-midi

L'ancienne ministre, qui a quitté Les Républicains en 2019, a également fait savoir que le commissariat attaqué faisait partie des commissariats prioritaires que la région Île-de-France avait récemment financés.

"Nous avons réalisé des travaux de sécurisation. On a pu installer un SAS qui a pu protéger les policiers parce qu'il y avait 40 personnes qui arrivaient avec des barres de fer pour les lyncher", relate Valérie Pécresse qui ajoute que "s'il n'était pas construit, il y aurait eu beaucoup plus de dégâts humains".

L'invitée de BFMTV a par ailleurs annoncé qu'elle devait se rendre ce dimanche après-midi devant le commissariat de Champigny-sur-Marne où son collègue du mouvement "Libres!" Laurent Jeanne est maire.

Demande de renforts

Un déplacement en soutien aux forces de l'ordre, et un appel lancé à l'Etat pour accorder plus de moyens à la sécurité francilienne afin de "détruire ces comportements inacceptables":

"Nous attendons des renforts de police nationale pour ce quartier [...] Nous avons besoin de plus d'effectifs", réclame Valérie Pécresse qui demande à la même occasion que la police municipale soit armée pour faire face ce qu'elle qualifie de "guerres de territoires".

L'attaque du commissariat de Champigny-sur-Marne survient quelques jours après celle de deux policiers en civil blessés à Herblay (Val d'Oise), des agressions visant directement des forces de l'ordre. "Il faut que le ministre de l'Intérieur renforce ses effectifs dans les quartiers les plus gangrénés par la criminalité", conclut l'élue.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV