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Agression de deux policiers dans le Val-d'Oise: l'avocat du suspect dit que son client était "déterminé" à se rendre

L'un des trois supects de l'agression violente de deux policiers à Herblay, dans le Val-d'Oise, s'est rendu vendredi matin à la police. Les deux autres sont toujours recherchés.

Il a contacté un avocat dès jeudi soir. L'un des trois suspects dans la violente agression de deux policiers à Herblay, dans le Val-d'Oise, a été placé en garde à vue vendredi matin dans les locaux de la police judiciaire de Versailles après avoir rencontré son conseil. "Il m'a demandé de prendre contact avec les services de police", indique sur BFMTV Me Joseh Cohen-Sabban, son avocat, évoquant "la détermination" de son client.

"Il est venu me voir pour organiser sa présentation qu'il avait déjà décidée. Il n'a pas eu besoin de moi pour aller faire cette démarche et s'expliquer. C'est quelqu'un qui dit lui-même qu'il a connu quelques déboires judiciaires", poursuit l'avocat, estimant que son client n'appartient pas "au grand banditisme".

"Facilement identifiable"

L'homme de 28 ans, connu des services de police pour du trafic de stupéfiants, avait été rapidement identifié par les enquêteurs. Mercredi soir à 22h14, il a passé un appel au 17 depuis son téléphone portable pour signaler une rixe avec des "gitans" qu'il pensait déguisés en policiers.

"S'il était dans l'esprit d'accomplir quelque acte que se soit, il n'aurait certainement pas appelé la police et encore moins avec un téléphone avec lequel on pouvait aisément l'identifier", rappelle Me Cohen-Sabban.

Selon la version du suspect, lui et ses deux connaissances étaient fortement alcoolisés quand ils ont vu les deux policiers dans leur véhicule stationné sur cette zone industrielle d'Herblay. Il dit qu'ils les ont trouvés "bizarres". Une conversation s'est engagée, le ton est monté, selon son récit, puis ses deux amis s'en sont pris aux policiers lorsque ces derniers ont sorti leur carte professionnelle. Lui dit ne pas avoir participé à ce déferlement de violences, qu'il ne peut expliquer.

Autour de 22h30 mercredi soir, les deux policiers de 30 et 45 ans ont été passés à tabac puis blessés par balle avec leurs armes de service, qui leur ont été dérobées par les agresseurs.

"La situation était d'une violence extrême et je ne pense pas qu'il soit habitué à gérer ce genre de situation, explique l'avocat pour justifier que son client ait pris la fuite. Il venait d'assister à quelque chose de terrible, inutile de dire que quand on assiste à ce genre de situation, on ne va pas rester à attendre, on se sauve. On a simplement besoin de réfléchir, de consulter ses proches et de faire ce qu'il a fait (se rendre, NDLR)."

Deux agresseurs toujours en fuite

La garde à vue du suspect peut durer jusqu'à 96 heures. Les deux autres agresseurs sont toujours en fuite et activement recherchés. L'homme de 28 ans n'a pas souhaité communiquer leur identité. "Je pense que la police les connaît déjà avant même que mon client se présente, tranche Me Cohen-Sabban. Des traces innombrables ont été laissées sur place compte tenu de la rapidité des choses, tout ça n'était pas préparé. Mon client était très soulagé d'apprendre que les policiers avaient beaucoup d'éléments pour les identifier."

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV