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Alexandre Benalla estime être une "torpille" qu'on utilise contre Emmanuel Macron

Invité vendredi sur notre antenne, l'avocat de l'ancien chargé de mission de l'Elysée estime que l'affaire Benalla est "un jeu politique" afin de viser le président de la République.

La contre-attaque d'Alexandre Benalla pourrait ne pas se faire attendre. Alors qu'il est censé répondre mercredi prochain aux sénateurs qui l'ont convoqué pour une audition dans le cadre de leurs travaux de la commission d'enquête, l'ancien chargé de mission de l'Elysée estime que toute cette affaire a été orchestrée. "Il y a du monde qui tire les ficelles, ça peut être le monde médiatique, ça peut être le monde politique, accuse son avocat Me Lienard, sur notre antenne. "Il est entre les deux. Il ne sait pas qui tire les ficelles."

Mis en cause dans les événements du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris, le rôle du jeune homme de 27 ans à l'Elysée interroge. Pour son avocat, son geste à l'encontre d'un manifestant s'inscrit "dans un acte légal" et cette affaire dépasserait alors son client. "C’est la première fois que l’on peut atteindre Emmanuel Macron et il y a beaucoup de gens qui se sont engouffrés dans cette brèche et qui utilisent Alexandre Benalla comme la torpille à balancer à Emmanuel Macron", poursuit Me Laurent-Franck Lienard.

"C’est un jeu politique qui est détestable parce qu’au milieu de tout ça il y a un jeune de 27 ans qui a un parcours exceptionnel et qui aujourd’hui est broyé par l’ensemble de cette institution, par ce déchaînement politique, et ce continuel investissement sur son nom car il y a des gens qui ont des choses à y gagner", maintient encore l'avocat.

Et si Alexandre Benalla est "résistant" et "combatif" ce "jeu politique" le "fatigue". "Il arrive au bout de ses limites", estime l'avocat pour justifier les attaques personnelle de son client à l'encontre de Philippe Bas. L'ancien chargé de mission de l'Elysée avait qualifié le président de la commission du Sénat de "petit marquis du Sénat". "Il arrive à bout. Lui n’a pas craqué. Il vient de craquer au téléphone, on ne peut pas lui jeter la pierre", considère encore le pénaliste, révélant que son client n'a pas livré toutes ses batailles.

A la question de savoir si Alexandre Benalla a la conviction d'être un pion ou a des preuves, Me Lienard est clair: "Il a un dossier qu’il sortira le moment venu, qui est en train d‘être constitué et finalisé. Les preuves, il les donnera lorsqu’il le sentira utile. Peut-être bien le 28 septembre lors de son audition devant le juge d’instruction."

Justine Chevalier