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Affaire Grégory: Murielle Bolle va porter plainte contre son cousin

Murielle Bolle a été mise en examen pour "enlèvement".

Murielle Bolle a été mise en examen pour "enlèvement". - AFP

Murielle Bolle, mise en examen pour "enlèvement" et écrouée à la maison d'arrêt de Dijon, sera confrontée le 28 juillet à son cousin, qui affirme avoir été témoin des violences qu'elle aurait subies en 1984 pour faire changer son témoignage.

Une confrontation entre Murielle Bolle, mise en examen la semaine dernière pour sa participation présumée à l'enlèvement de Grégory Villemin, et un cousin, dont le témoignage récent a été déterminant dans sa mise en cause, aura lieu le 28 juillet à partir de 14h, devant la présidente de la chambre de l'instruction de Dijon, a confirmé ce vendredi l'un de ses avocats à BFMTV. 

Entendu fin juin, à sa demande, par les gendarmes, ce cousin avait affirmé avoir été témoin des violences qu'elle aurait subies, en 1984, pour faire changer son témoignage.

"Nous avons des éléments concrets qui démontrent que des passages entiers de ce témoignage ne peuvent en aucun cas correspondre à la réalité, indique l'avocat de la femme de 48 ans, Me Jean-Paul Teissonnière. Tout sera dévoilé et démontré devant les magistrats."

"Personnage inquiétant"

Murielle Bolle demandait une confrontation avec ce cousin germain depuis sa mise en examen il y a une semaine et son placement en détention provisoire. Ce vendredi, l'avocat de la quadragénaire assure qu'ils n'attendront pas cette rencontre pour agir contre l'homme qu'il qualifie de "mythomane". "Il faut que tout soit dit sur l’attitude ce personnage inquiétant", insiste Me Teissonnière.

Plus tôt ce vendredi, l'autre avocat de la prévenue, Me Christophe Ballorin, avait annoncé son intention de "déposer plainte pour faux témoignage et dénonciation calomnieuse" contre ce cousin, avertissant que le même sort serait réservé à "tout apprenti corbeau" qui apparaîtrait dans cette affaire.

Après les derniers rebondissements dans l'enquête sur l'assassinat du petit Grégory, le 16 octobre 1984, conduisant à la mise en examen de Jacqueline et Marcel Jacob, la grand-tante et le grand-oncle de l'enfant, un témoin s'était décidé à parler pour la première fois 32 ans après les faits. Expliquant être le cousin germain de Murielle Bolle, il raconte avoir été présent au soir du retour de cette dernière dans sa famille, en novembre 1984.

Grève de la faim

L'adolescente de 15 ans, à l'époque, avait incriminé devant les gendarmes son beau-frère, Bernard Laroche. Elle s'était ensuite rétractée le lendemain. Ce témoin assure que pendant la soirée Murielle Bolle a été violentée par ses proches. Ce que l'intéressée nie farouchement. "Il faut que la confrontation intervienne le plus rapidement possible (...)", insistait Me Christophe Ballorin.

Incarcéré à la prison de Dijon, Murielle Bolle a entamé une grève de la faim jeudi. Une grève de la faim qu'elle poursuivait ce vendredi pour dénoncer ses conditions de détention. Placée à l'isolement, elle est la cible d'insultes et de menaces de mort proférées par ses co-détenus. Son avocat a annoncé qu'une nouvelle de mande de remise en liberté allait être déposée lundi prochain. La chambre de l'instruction a 20 jours pour l'étudier.

Justine Chevalier