BFMTV

Héritage de Johnny: David et Laura réclament un droit de regard sur l'album de leur père "sous 48 heures"

Laura Smet et David Hallyday

Laura Smet et David Hallyday - Bertrand Guay - AFP

Le premier rendez-vous judiciaire de l'héritage contesté de Johnny a lieu le 15 mars. David Hallyday et Laura Smet réclament un droit de regard sur son album posthume, refusé par leur belle-mère. Par le biais d'une procédure distincte, ils souhaitent également obtenir une part de l'héritage.

C'est jeudi, à Nanterre, que se tiendra la première audience du différend juridique qui oppose Laura Smet et David Hallyday à leur belle-mère Laeticia. Les deux grands enfants de Johnny Hallyday réclament un droit de regard sur l'album posthume de leur père "dans un délai de 48 heures", selon l'assignation en référé qui sera examinée et que l'AFP a pu consulter.

Les aînés de Johnny Hallyday veulent "pouvoir se prononcer sur ce projet d'album d'enregistrements posthumes de Jean-Philippe Smet" et donnent à la dernière épouse du rockeur Laeticia Hallyday "un délai de 48 heures" pour accéder à leur demande. Ils réclament une "astreinte de 10.000 euros par jour de retard" en cas de non-respect de leur souhait. La veuve du chanteur, quant à elle, ne pourra pas se rendre à l'audience

Laura Smet, 34 ans, et David Hallyday, 51 ans, assignent dix personnes physiques et morales devant le tribunal des référés. Outre Laeticia Hallyday et ses deux filles, Jade et Joy, sont visés la société SLJ (la SCI détenant la villa de Marnes-la-Coquette), la Sacem, la société civile pour l'Administration des droits des artistes et musiciens interprètes (Adami), Warner Music France, Warner Chappell Music France, Decibel Productions et la société de perception et de distribution des droits des artistes interprètes.

Deux procédures distinctes

Les requérants, qui dans une procédure distincte réclament une part de l'héritage de Johnny Hallyday, demandent dans l'attente du règlement de ce litige des "mesures conservatoires sur les biens immobiliers" de la star. Ils réclament enfin "la mise sous séquestre" des "redevances perçues au titre des droits d'auteur" de l'artiste. Selon l'assignation, 1.160 oeuvres de Johnny Hallyday sont concernées.

Pour contester l'héritage, David Hallyday et Laura Smet s'appuient sur un testament rédigé par leur père le 3 avril 2014 et qui confie l'ensemble de sa fortune à sa femme et ses deux dernières filles. Or d'après eux, ce testament rédigé en France ne respecte pas la loi française qui interdit de déshériter ses enfants.

Les deux aînés réclament que 25% du patrimoine de la star décédée le 6 décembre revienne à Laeticia Hallyday et 18,75% à chacun des quatre enfants, conformément au droit français.

Les testaments de la discorde

Le testament sur lequel s'appuie la partie adverse a été rédigé postérieurement, en juillet 2014 et en Californie, un État où la loi permet de répartir un héritage comme on le souhaite.

Le patrimoine immobilier du rockeur décédé à 74 ans est constitué de trois villas à Los Angeles, Saint-Barthélémy et Marnes-la-Coquette. Cette dernière est détenue par une société civile immobilière (SCI) dont les associés sont Laeticia Hallyday, Jade et Joy. Johnny Hallyday détenait en outre plusieurs véhicules de luxe et des motos, dont il était passionné.

B.P. avec AFP