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Attaque à Istanbul: la Turquie accuse un Syrien de 28 ans, membre de Daesh

L'explosion qui a tué au moins 10 personnes et blessé 15 autres ce mardi dans le coeur historique d'Istanbul est due à "un attentat-suicide commis par une personne d'origine syrienne" - Mardi 12 janvier 2016

L'explosion qui a tué au moins 10 personnes et blessé 15 autres ce mardi dans le coeur historique d'Istanbul est due à "un attentat-suicide commis par une personne d'origine syrienne" - Mardi 12 janvier 2016 - AFP

Les autorités turques ont révélé l'identité de l'auteur de l'attentat-suicide commis dans le centre historique d'Istanbul. L'homme, d'origine syrienne, serait né en 1988 et appartiendrait à Daesh.

L'explosion qui a tué au moins 10 personnes et blessé 15 autres ce mardi dans le coeur historique d'Istanbul est due à "un attentat-suicide commis par une personne d'origine syrienne", a déclaré le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan.

Simultanément à l'annonce de Recep Tayyip Erdogan, un ministre turc a communiqué l'âge de l'auteur de l'attaque-suicide: il s'agit d'un Syrien de 28 ans, né en 1988.

"C'est un kamikaze d'origine syrienne qui a perpétré cet acte terroriste", a-t-il dit lors d'un discours public à Ankara. "Je condamne fermement cet attentat terroriste", a souligné le chef de l'Etat islamo-conservateur turc, ajoutant que "la Turquie est la première cible de toutes les organisations terroristes actives dans la région". 

Plus tard, le Premier ministre Ahmet Davutoglu a précisé que l'auteur de l'attaque était un "étranger membre de Daesh".

Un deuxième attentat après celui d'Ankara

L'attentat d'Istanbul sur le site très touristique de Sultanahmet intervient alors que la Turquie est en état d'alerte maximum depuis l'attentat le plus meurtrier survenu sur son sol, attribué à Daesh, qui a fait 103 morts en octobre 2015 devant la gare centrale d'Ankara. La déflagration, très puissante, s'est produite à 10h18 locales sur l'ancien hippodrome qui borde la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, les deux monuments les plus visités de la plus grande ville du pays.
A.-F. L. avec AFP