BFMTV

Syrie: Daesh a décapité l'ancien directeur des Antiquités du site de Palmyre

L'archéologue et ancien directeur des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, a été exécuté le 18 août par les jihadistes de Daesh.

L'archéologue et ancien directeur des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, a été exécuté le 18 août par les jihadistes de Daesh. - Capture d'écran Twitter

L'archéologue de renom et ancien directeur du musée de Palmyre, Khaled al-Assaad, a été décapité par les jihadistes de Daesh. Il était âgé de 82 ans.

Le groupe Etat islamique (Daesh, en arabe, NDLR) a décapité l'ancien directeur des Antiquités de la cité antique de Palmyre, dans le centre de la Syrie, ont rapporté mercredi le chef de ces Antiquités et une ONG syrienne.

L'un des plus grands experts du monde antique

Khaled al-Assaad, âgé de 82 ans, a été exécuté par des jihadistes du groupe extrémiste mardi après-midi à Palmyre, dans la province centrale de Homs, a indiqué le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim. "Daesh a exécuté un des plus éminents experts du monde antique", a-t-il déploré.

Des images montrant le corps de Khaled al-Assaad accroché à un poteau ont circulé sur des sites jihadistes. Une pancarte attachée au corps identifie la victime comme étant Khaled al-Assaad, accusé par les jihadistes d'être un partisan du régime pour avoir représenté la Syrie à des conférences à l'étranger.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également annoncé l'exécution de Khaled al-Assaad, indiquant qu'il avait été décapité sur "une place de Palmyre devant des dizaines de personnes".

De nombreuses photos de l'archéologue ont été partagées sur les réseaux sociaux depuis l'annonce de son exécution, notamment celle-ci, le montrant (à gauche) avec l'ancien président français François Mitterrand, lors d'une visite du site de Palmyre. 

Le site de Palmyre menacé de destruction

Les jihadistes ont pris fin mai aux forces du régime Palmyre qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité.

Depuis, la communauté internationale craint que l'EI ne détruise les nombreux trésors archéologiques de cette cité antique baptisée la "perle du désert syrien", à l'instar de ce que le groupe ultra radical sunnite a fait en Irak. Début juillet, le chef des Antiquités du site rapportait que les jihadistes s'étaient d'ores et déjà attaqués au Lion d'Athéna, qui se trouvait à l'entrée du musée de Palmyre.

La version rigoriste de l'islam sunnite prônée par l'EI proscrit formellement la visite de sites archéologiques ou historiques et considère les statues humaines ou animales comme de l'idolâtrie.

A.S. avec AFP