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Irak: une Allemande condamnée à mort pour appartenance à Daesh

Le drapeau de Daesh peint sur un mur, dans la ville irakienne d'al-Qaim, en novembre 2017.

Le drapeau de Daesh peint sur un mur, dans la ville irakienne d'al-Qaim, en novembre 2017. - Ahmad Al-Rubaye - AFP

Une Allemande qui avait rejoint les rangs de Daesh en Irak vient d'être condamnée à mort par pendaison par la justice irakienne.

C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne. La Cour pénale centrale de Bagdad a condamné à mort ce dimanche une ressortissante allemande d'origine marocaine pour avoir rejoint le groupe jihadiste Daesh en Syrie et en Irak.

Exécution par pendaison

La cour, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné cette femme, dont l'identité n'a pas été précisée, à l'exécution par pendaison pour "soutien logistique et aide à l'organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour.

"L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre Daesh, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste", a-t-il ajouté.

En septembre, la même cour avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un jihadiste russe, arrêté à Mossoul, dans le nord du pays.

De nombreux jihadistes étrangers arrêtés en Irak

En juillet, la justice allemande avait annoncé qu'une adolescente allemande de 16 ans ayant rejoint Daesh avait été arrêtée également à Mossoul. L'hebdomadaire allemand Der Spiegel avait alors affirmé qu'elle avait rejoint en détention à Bagdad trois autres Allemandes interpellées en juillet, dont une originaire du Maroc et l'autre de Tchétchénie. Des diplomates allemands avaient pu leur rendre visite dans une prison dans la zone de l'aéroport de Bagdad, selon l'hebdomadaire.

Les autorités irakiennes n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive des forces pro-gouvernementales qui ont réussi à chasser Daesh de tous les centres urbains d'Irak en 2017.

Mais selon des commandants irakiens et des combattants kurdes irakiens, des centaines de jihadistes se seraient rendus. D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile". Dans la seule province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, "plus de 4.000 jihadistes ont été arrêtés" depuis la reprise de la deuxième ville d'Irak en juillet, selon le chef de la police, le général Wathiq al-Hamdani.

A.S. avec AFP