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Strasbourg: le parquet antiterroriste allemand ouvre une enquête

Des passants déposent fleurs et bougies en hommage aux victimes de l'attentat de Strasbourg, le 12 décembre 2018.

Des passants déposent fleurs et bougies en hommage aux victimes de l'attentat de Strasbourg, le 12 décembre 2018. - Patrick Hertzog - AFP

Jeudi, le parquet allemand a annoncé avoir ouvert une procédure contre Cherif Chekatt.

Le parquet général allemand a ouvert une procédure contre l'auteur présumé de l'attentat de Strasbourg Cherif Chekatt, a-t-on appris jeudi auprès de l'autorité en charge des affaires terroristes.

Une enquête lancée

Le parquet a lancé une enquête pour meurtre, tentative de meurtre ainsi que coups et blessures graves, a indiqué un porte-parole, Markus Schmitt, confirmant des informations du journal berlinois Tagesspiegel.

"Cela ne change rien à la responsabilité des autorités françaises qui mènent l'enquête", a-t-il ajouté. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie des faits après que des témoins ont entendu Cherif Chekatt crier "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand).

Le parquet allemand est autorisé à enquêter en parallèle car des ressortissants étaient présents lors de l'attaque à Strasbourg, ville frontalière entre la France et l'Allemagne. Même s'ils n'ont pas été blessés, ils ont subi un traumatisme.

Pas inconnu en Allemagne

Le Français de 29 ans est soupçonné d'avoir abattu trois personnes et d'en avoir blessé treize autres mardi soir dans des rues commerçantes du centre historique de Strasbourg, à quelques mètres du célèbre marché de Noël de la ville.

L'homme, blessé dans des échanges de tirs avec les forces de l'ordre, est toujours en fuite et recherché activement par la police française.

Les autorités allemandes sont elles aussi sur le qui-vive. Au cas où il aurait réussi à passer la frontière et les contrôles ont été renforcés.

Cherif Chekatt n'est pas inconnu en Allemagne, où il a été condamné à deux ans et trois mois de prison en 2016 pour cambriolages. Il avait purgé un peu plus d'un an dans le pays avant d'être expulsé vers la France.

B.L. avec AFP