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"J'ai toujours maintenu que DSK était un violeur", assure Tristane Banon

Invitée sur BFMTV, Tristane Banon a réagi à la relaxe de Dominique Strauss-Kahn dans le procès dit du Carlton de Lille. Celle qui avait accusé l'ancien patron du FMI de viol maintient ses accusations mais juge la décision du tribunal "juste".

"Qu'il soit relaxé dans une affaire dans laquelle, à mes yeux, Dominique Strauss-Kahn était possiblement innocent je trouve ça normal". Tristane Banon a réagi vendredi soir à la décision du tribunal correctionnel de Lille de relaxer l'ancien patron du FMI dans l'affaire dite du Carlton de Lille. Celle qui a accusé DSK d'agressions sexuelles assure que pour elle Dominique Strauss Kahn n'a jamais été un proxénète. 

"Le tribunal a reconnu qu’il n’est pas un proxénète en bande organisée, je ne l’ai jamais pensé", assure-t-elle sur BFMTV.

Toutefois, cette décision de justice ne doit pas cacher les autres scandales qui ont éclaboussé celui qui était présenté comme le grand gagnant de l'élection présidentielle de 2012. "Que ça blanchisse tout son passé d'un coup, je trouve ça un petit peu fort de café", insiste Tristane Banon. 

Une "tache" sur le CV judiciaire

Dès 2006, l'essayiste évoquait des agressions sexuelles de DSK. Mais le scandale éclate réellement en 2011. Dans la foulée de l'affaire du Sofitel de New York, Tristane Banon parle des viols qu'elle aurait subi et décide de porter plainte contre l'ancien directeur du FMI pour "tentative de viol". Quelques mois plus tard, le parquet de Paris a classé sans suite cette plainte mais reconnaîtra les faits qualifiés "d'agressions sexuelles" même si ces derniers seront considérés comme prescrits. 

"C'est une sévère tache sur le CV judiciaire de Monsieur Strauss-Kahn", considère aujourd'hui Tristane Banon. 

Réitérant ses accusations de l'époque, la fille d'Anne Mansouret explique qu'elle a "toujours pensé et affirmé qu’il était un agresseur sexuel (…) et j’ai toujours maintenu qu’il était un violeur et je le maintiens". Des propos qui peuvent être diffamatoires. "Qu’il porte plainte!", lance-t-elle. Et de poursuivre: "Il y a un moment où il faut passer à autre chose, j’ai fait ce qu’il y avait à faire".

"Payer un million de dollars alors qu’on est soit disant innocent"

Tristane Banon, revenant sur les autres affaires impliquant DSK, regrette qu'"il s’en sorte à chaque fois". "On n’a pas les mêmes moyens", juge-t-elle avant de préciser que dans l'affaire du Sofitel, Dominique Strauss-Kahn n'a pas été entièrement blanchi.

"Si vous considérez que dans l’affaire du Sofitel, payer un million de dollars alors qu’on est soit disant innocent, moi quand je suis innocente j’ai envie qu’un tribunal me dise que je suis innocente et que ce soit reconnu publiquement, je ne paie pas un million de dollars."

J.C.