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Du Sofitel au Carlton, retour sur les scandales qui ont éclaboussé DSK

Depuis l'affaire de la MNEF en 1999 jusqu'à celle du Carlton de Lille qui s'est terminée ce vendredi, DSK a enchaîné les démêlés judiciaires, qui ont mis fin à sa carrière politique.

Dominique Strauss-Kahn semble insubmersible. Mis en cause dans de nombreuses affaires judiciaires, dont certaines à caractère sexuel, l'ancien patron du FMI s'est retrouvé plusieurs fois à terre, mais a toujours rebondi. Retour sur les cinq scandales de sa carrière politique.

L'affaire de la MNEF

Tout commence en 1999. Alors ministre de l'Economie dans le gouvernement Jospin, Dominique Strauss-Kahn est poursuivi pour faux et usage de faux dans l'affaire de la MNEF, la mutuelle étudiante. Il choisit alors de démissionner. "J'ai pris cette décision parce que je considère que la morale et le sens des responsabilités l'imposent". Il sera relaxé en 2001.

L'affaire Piroska Nagy

En 2007, Dominique Strauss-Kahn entre au Fonds monétaire international. Un an plus tard, un premier scandale éclate: le directeur est accusé d'avoir profité de sa position au sein du groupe pour faire des avances à une économiste hongroise, Piroska Nagy, avec qui il aura une relation. Un cabinet est chargé d'enquêter sur le comportement de DSK avec les femmes. Il conclut à "l'absence de preuves" de d'autres comportements "inappropriés".

L'affaire du Sofitel de New York

  • Un deuxième scandale va le conduire à la démission de son poste au FMI: l'affaire dite du Sofitel de New York. Le 14 mai 2011, DSK, par ailleurs favori des sondages pour la présidentielle de 2012, est arrêté à New York alors qu'il va s'envoler pour la France : Nafissatou Diallo, une femme de chambre du Sofitel de Manhattan, l'accuse de tentative de viol.

Le 19 mai, il démissionne du FMI. Sa carrière politique est brisée. Il est détenu dans l'immense prison de Rikers Island, accusé d'agression sexuelle et tentative de viol. Le 20, remis en liberté, il est assigné à résidence dans des conditions draconiennes : retrait du passeport, caution à 1 million de dollars, surveillance vidéo 24h/24 et bracelet électronique.

Mais le 1er juillet, coup de théâtre, le procureur met en cause le "récit erroné" de la victime. Un mois et demi plus tard, le parquet de New York annonce l'abandon des poursuites. DSK portera plainte contre Nafissatou Diallo en mai 2012 pour fausses déclarations, diffamation et procédure abusive, avant de conclure l'affaire par une transaction financière fin novembre.

L'affaire Tristane Banon

En pleine affaire du Sofitel, une jeune journaliste française, Tristane Banon, porte plainte à Paris le 6 juillet 2011, reprochant à DSK une agression sexuelle commise en 2003 dans une garçonnière, où il l'avait convié pour répondre à ses questions pour une interview. DSK admet seulement avoir fait "des avances". L'affaire fait beaucoup de bruit mais le parquet classe la plainte en octobre 2011, constatant la prescription.

L'affaire du Carlton de Lille

  • Le nom de DSK commence à circuler début octobre 2011 dans une affaire de proxénétisme instruite à Lille. Le 16 octobre, c'est lui qui demande à être "entendu" par les juges pour mettre fin aux "insinuations malveillantes". DSK est présenté par les magistrats instructeurs comme le principal bénéficiaire et instigateur de soirées libertines à Paris et Washington.

Mis en examen le 26 mars 2012 pour "proxénétisme en bande organisée", il affirme avoir ignoré que les participantes étaient des prostituées rémunérées. Le procureur, finalement convaincu par cette défense, réclame en février 2015 une "relaxe pure et simple", qu'il obtient dans le jugement du 12 juin.

A. G.