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Huit mois après l'accident mortel de Millas, le passage à niveau rouvre

Le passage à niveau où s'est produit l'accident à Millas, photo prise en février 2018

Le passage à niveau où s'est produit l'accident à Millas, photo prise en février 2018 - Raymond Roig-AFP

L'accident a tué six collégiens en décembre 2017. La route où un car scolaire a percuté un TER sur un passage à niveau dans les Pyrénées-Orientales rouvre ce mercredi.

Plus de huit mois après la collision entre un car scolaire et un train qui a fait six morts et plusieurs blessés à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le passage à niveau de la route départementale 62 doit rouvrir ce mercredi.

"Il fallait que la SNCF nous donne l'autorisation, il fallait préserver les preuves pour les magistrats", a indiqué le préfet du département, Philippe Chopinau. Il a précisé que la vitesse serait ramenée de 70 à 50 km/h, soulignant que des dispositifs "réversibles" en béton avaient été installés pour permettre d'éventuelles "nouvelles expertises" dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours.

La circulation des trains n'a pas repris

"La justice continue à faire son travail. Et il y a une demande forte de la population pour la réouverture de cette route", a déclaré lors d'une conférence de presse commune Hermeline Malherbe, la présidente du conseil départemental.

En revanche, la circulation des trains est toujours interrompue du fait de l'enquête en cours. Aucune information n'a été donnée sur l'avancée des investigations ni sur une date de reprise du trafic ferroviaire sur cet axe.

Des barrières ouvertes ou fermées?

Le 14 décembre dernier, six collégiens ont perdu la vie et 17 personnes ont été blessées dans l'accident entre leur car de ramassage scolaire et un train. Une semaine plus tard, la conductrice du car était mise en mise en examen pour "homicides et blessures involontaires par imprudence" et placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire.

L'enquête doit notamment déterminer si les barrières du passage à niveau étaient levées au passage du train, comme l'affirme la conductrice ou si elle étaient abaissées, comme l'ont signalé des témoins. D'autres témoignages sont contradictoires.

Le procureur de Marseille avait pour sa part indiqué fin décembre que les premières constations matérielles allaient "plutôt dans le sens d'une barrière fermée".

C.H.A. avec AFP