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Gilets jaunes: ce que l'on sait des casseurs

Des casseurs ont infiltré samedi le rassemblement des gilets jaunes sur les Champs-Elysées, à Paris, et provoqué de nombreux dégâts.

Des vitrines brisées, des magasins de luxe pillés, des voitures calcinées... La nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes samedi a été entachée par les nombreux dégâts causés par plusieurs dizaines de casseurs sur les Champs-Elysées.

De nombreux membres de l'ultra-droite

Dès samedi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a commencé à dresser le profil de certains casseurs, qui seraient entre 100 et 200. D'après les premiers éléments, il s'agirait en grande majorité de membres de l'ultra-droite, qui se seraient infiltrés au mouvement avec l'unique ambition de tout ravager. Ces casseurs seraient des hommes plutôt jeunes, venus de province.

Ces individus étaient déjà connus des renseignements territoriaux avant la journée de rassemblement. Certains signes distinctifs émis pendant la manifestation ont également permis d'identifier leur profil, tels que des drapeaux tricolores, des slogans, ou encore des drapeaux avec des fleurs de lys, qui représentent la monarchie.

Note du renseignement territorial

De plus, une note du renseignement territorial faisait état avant la manifestation de la possible présence dans le cortège de membres de l’ultra-gauche. Certains casseurs, souvent jeunes, étaient cagoulés et habillés en noir, ce qui n'est pas sans rappeler les mouvements des black blocs.

Les gardes à vue qui ont débuté samedi, et qui pourraient durer jusqu'à 48 heures, doivent permettre aux autorités de préciser l'identité de ces casseurs. Selon la préfecture de police de Paris, 103 personnes ont été interpellées dans la capitale tout au long de la journée de samedi.

C. P. avec Mélanie Vecchio