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Des étudiants grévistes demandent à avoir au moins 10 aux partiels

A l'université de Toulouse mais aussi sur le site de Tolbiac, à Paris 1, des étudiants en grève ont voté ces derniers jours pour que la note minimum de 10 sur 20 soit attribuée à tous lors des prochains partiels.

L'idée a fait des émules. Alors que le blocage de plusieurs universités se poursuit et gagne en ampleur pour protester contre la réforme de Parcoursup, et que les examens du deuxième semestre se rapprochent, des étudiants grévistes ont proposé ces derniers jours que la note de 10 sur 20 soit donnée à tous lors des partiels, en raison des blocages de facs. 

Un vote en AG le 22 mars

La suggestion est née le 22 mars dernier, lors d'une assemblée générale organisée à l'université Jean-Jaurès, à Toulouse, l'une des facs bloquées depuis plusieurs jours. Ce jour-là, les étudiants ont voté le principe d'une note minimum de 10 améliorable, donnée à tous les étudiants passant les partiels, prévus en mai, rapporte le site Actu.fr.

La proposition toulousaine a inspiré d'autres villes. Ainsi, dans une vidéo mise en ligne sur Youtube le 30 mars, et montrant une assemblée générale se tenant le jeudi 29 à l'université Paris 1-Tolbiac, un étudiant prend la parole et propose au micro de suivre l'exemple de Toulouse.

"Je sais qu'à Toulouse, ils ont voté une motion en assemblée générale pour que tous les étudiants aient au moins 10 à leurs partiel", lance-t-il sous de larges applaudissements. (à 6'20 dans la vidéo ci-dessous)

La revendication a été adoptée mardi 3 avril par une assemblée générale réunissant quelque 1500 personnes, selon les organisateurs cités par une journaliste du Monde. La direction du site de Tolbiac avait d'ores-et-déjà adressé une réponse à cette demande des étudiants concernant la notation, alors que la demande "ne (leur avait) pas été officiellement transmise encore".

"Elle a été évoquée dans des réunions la semaine dernière, où on était six ou huit autour de la table. Concrètement, peut-être que dans certaines filières, la question se posera sérieusement, mais pour un certain nombre d'autres, il n'en est évidemment absolument pas question", avait indiqué au micro de BFMTV Florian Michel, directeur du Centre Pierre-Mendès France.

Plusieurs facs bloquées 

Incidents et blocages se multiplient au sein des universités et ont pris de l'ampleur après la violente agression contre des étudiants à Montpellier, alors que les examens approchent et que la délicate réforme de l'enseignement supérieur commence à s'appliquer. 

A Toulouse, des sites de l'université de sciences humaines Jean-Jaurès sont bloqués depuis plusieurs semaines pour protester contre le projet de fusion avec d'autres établissements de la ville et contre la loi sur les modifications d'accès à l'université, accusée d'instaurer un système de sélection. A Paris, le site de Tolbiac (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) est fermé depuis près de quinze jours, et le site de Paris 8-Saint-Denis est bloqué depuis ce mardi matin.

A la faculté de droit de Montpellier, fermée depuis les violents incidents qui ont notamment abouti à la mise en examen du doyen et d'un professeur, les cours ont finalement repris ce mardi, mais CRS et services de sécurité filtraient l'entrée. Des étudiants ont toutefois réclamé la prolongation de la fermeture administrative. 

A.S.