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Contre la réforme du collège, un syndicat appelle à boycotter les épreuves du brevet

Minoritaire, le Syndicat national des lycées et collèges (Snalc) appelle à boycotter les épreuves du brevet pour donner davantage de poids à la contestation de la réforme du collège. Mais d'autres syndicats de l'enseignement pointent la nécessité de ne pas pénaliser les élèves.

Boycotter le brevet des collèges pour donner davantage de poids à la contestation de la réforme portée par la ministre de l'Education, telle est l'idée du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc). Les épreuves de cet examen, mais aussi les élèves de troisième, dont le passage est prévu pour les 25 et 26 juin prochain pourraient en pâtir.

Une boycott légitimé par un passage en force de la réforme

Pour Jean-Rémi Girard, vice-président du Snalc, "boycotter le brevet des collèges est une façon parfaitement légitime de protester". Pour justifier cette solution plutôt radicale, le syndicaliste évoque "un stupéfiant déni de dialogue social" et "de concertation" dont fait preuve le gouvernement et une réforme qui "passe en force" et "va nuire et aux collègues et aux élèves".

Ce "passage en force", des politiques l'ont aussi dénoncé ce mercredi matin, dont l'ancien ministre de l'Education nationale François Bayrou, après que le décret d'application a été publié au Journal officiel.

Un mot d'ordre qui reste minoritaire

Si la prise de position du Snalc marque une radicalisation de la contestation de la réforme du collège, il n'en émane pas moins d'un syndicat certes affilié à la Confédération syndicale de l'Education nationale, mais qui ne représente que 5% des enseignants.

Sans présager de l'avenir, la cosecrétaire générale du Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snes) Frédérique Rolet pense que cet appel a peu de chances d'être suivi par les professeurs. "Sur la question du brevet, nous en discuterons avec eux (les enseignants, ndlr), mais nous ne souhaitons pas pénaliser les élèves", tranche-t-elle, soulignant que "les profs veulent une réforme, veulent véritablement aider leurs élèves".

Avec d'autres syndicats le Snes avait soutenu la grève de mardi suivie par 27,61% des professeurs des collèges publics selon le ministère, et"plus de 50%" selon le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

D. N. avec Benjamin Dubois