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Réforme du collège: le gouvernement défend sa décision

Najat Vallaud-Belkacem a défendu sa réforme, à la sortie du Conseil des ministres.

Najat Vallaud-Belkacem a défendu sa réforme, à la sortie du Conseil des ministres. - Eric Feferberg - AFP

Alors que la publication au Journal officiel de la réforme du collège passe mal auprès des syndicats et d'une partie de l'opposition, Najat Vallaud-Belkacem défend la décision du gouvernement, ce mercredi matin.

"Il est temps de dire que cette réforme aura lieu", et ce, dès la rentrée 2016, tranche Najat Vallaud-Belkacem: alors que la réforme du collège a été publiée au Journal officiel, ce mercredi, les membres du gouvernement multiplient les interventions dans les médias pour défendre leur méthode.

Alors que la publication au JO a eu lieu au lendemain d'une journée de grève et de manifestation, les syndicats enseignants parlent d'un "coup de force". Mais Najat Vallaud-Belkacem estime qu'en discutant désormais des mesures d'application avec eux, elle pourra "rassurer les enseignants".

"Il fallait d'abord dire les choses clairement", explique la ministre de l'Education, à la sortie du Conseil des ministres. La ministre défend sa réforme, qui laisserait entre autres chaque collège fixer 20% de son emploi du temps, mettrait en place un accompagnement personnalisé pour tous les élèves, de l'interdisciplinarité et une deuxième langue vivante dès la cinquième.

La régression de l'éducation française, "seule question à poser"

La publication au JO "est une marque de détermination", même si la discussion "doit continuer", estime quant à lui le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, sur RTL. Lui aussi met en avant les discussions qui auront désormais lieu sur l'application. "Au fond, la seule question qu'on doit se poser est: "est-ce qu'on accepte que la France régresse dans toutes les évaluations internationales qui sont faites sur l'école?"", estime-t-il.

La méthode gouvernementale ne fait pas que des heureux. François Bayrou, invité de BFMTV, dénonce ainsi "un passage en force" et appelle à une "manifestation nationale".

J. S.