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Rentrée scolaire: que se passe-t-il si un cas de Covid-19 se déclare à l'école?

Des élèves attendent avant d'entrer dans leur salle de classe, le 22 juin 2020 à l'école Ziegelau de Strasbourg

Des élèves attendent avant d'entrer dans leur salle de classe, le 22 juin 2020 à l'école Ziegelau de Strasbourg - FREDERICK FLORIN © 2019 AFP

Afin d'assurer une certaine sécurité sanitaire, tout élève ou membre du personnel sera isolé en cas de symptômes, tout comme s'ils sont jugés "contacts à risque".

12,4 millions d'élèves français font leur rentrée ce mardi, malgré une épidémie de coornavirus encore en cours en France. Pour garantir un retour en classe, le gouvernement a mis en place "un cadre sanitaire strict", a assuré ce mardi matin Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education, sur BFMTV-RMC.

Mais le risque zéro n'existant pas, un protocole a été réfléchi en cas de détection d'une contamination potentielle dans un établissement scolaire.

· Que se passe-t-il si un quelqu'un présente des symptômes?

"Premièrement, si quelqu'un à les symptômes, on l'isole", a expliqué le ministre. Qu'il s'agisse d'un élève ou d'un membre du personnel, il faut "consulter le médecin traitant ou la plateforme Covid-19 qui décide de l’opportunité et des modalités de dépistage le cas échéant", explique une FAQ du ministère de l'Education (document PDF). Si c'est un enfant qui présente des symptômes, ses responsables légaux doivent être prévenus.

"Dans l’attente de l’avis médical, les activités scolaires de l’école ou de l’établissement se poursuivent en respectant avec attention les mesures du protocole sanitaire", explique également le document. Seule la personne avec des symptômes est isolée.

Le directeur de l'école doit continuer à suivre la situation du cas suspect, et s'il n'a pas accès aux suites, notamment aux résultats d'un test potentiel, l'élève ne pourra revenir dans l'établissement qu'après 14 jours. Globalement toute personne suspectée d'avoir attrapé le Covid-19 doit s'isoler et arrêter de se rendre à l'école, au moins le temps de la vérification.

"Les parents d’élèves jouent un rôle essentiel", explique le ministère de l'Education. Les détections de symptômes ne se faisant pas toujours à l'école, il leur est demandé de s'engager "à ne pas mettre leurs enfants à l’école, au collège ou au lycée en cas de fièvre (38 °C ou plus) ou en cas d’apparition de symptômes évoquant le Covid-19 chez l’élève ou dans sa famille".

· Et en cas de test positif?

D'une part, "l’élève ou le personnel 'cas confirmé', placé en isolement, ne doit pas se rendre à l’école avant le délai défini par son médecin", ce au plus tôt 10 jours après le test, précise la FAQ. "La personne est isolée tant qu'on n'a pas les résultats, si elle est testée positive, alors on contacte tous les cas contacts qui sont identifiés", a expliqué Jean-Michel Blanquer.

Cette liste de cas contacts est établie par "le directeur d’école ou le chef d’établissement, en lien avec le personnel médical de l’éducation nationale", détaille la FAQ. Il "élabore la liste des personnes, élèves ou personnels, susceptibles d’être contacts à risque au sein de l’école ou de l’établissement scolaire".

C'est à l'Agence Régionale de Santé de confirmer cette liste de cas contacts, et ceux n'étant pas considérés comme "contacts à risque" peuvent rejoindre l'établissement scolaire. Les autres doivent rester isolés, le temps d'être dépistés.

Personnels, élèves et parents d'élèves seront informés s'il y a un cas de coronavirus à l'école, et s'ils font partie des cas contacts à risque. A l'inverse, "les parents s’engagent à ne pas mettre leur(s) enfant(s) à l’école (...) dans l’hypothèse d’un cas confirmé dans le foyer de l’enfant", explique le document du ministère.

· Des établissements pourront-ils être fermés?

"Dans les jours qui viennent, il est possible que nous prenions des décisions de fermeture d'une classe ou d'une école", s'il y a de cas avérés de coronavirus, a également prévenu le ministre ce mardi, rappelant qu'au mois de juin, "nous avons rouvert des écoles et des établissements et nous avons su les refermer".

"À chaque fois on s'en remet aux autorités sanitaires pour juger de la proportion des choses", a rappelé Jean-Michel Blanquer. L'établissement jugé à risques peut par exemple être fermé seulement pour quelques jours, "ça peut être juste une classe, ça peut être aussi une école entière", explique-t-il.

Dans l'hypothèse d'un retour à la maison d'une partie des élèves, ou "d'une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire", le ministère de l'Education déclare avoir mis en place un "plan de continuité pédagogique". En cas de reconfinement partiel, Jean-Michel Blanquer évoque le "déclenchement de l'enseignement à distance" ou des "distributions de tablettes", toute une série de procédure pour continuer l'éducation à domicile.

Pour éviter ce scénario, les règles sanitaires de distanciation sociale, les gestes barrières et le port du masque doivent être correctement respectés.

Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV