BFMTV
Santé

Omicron: le Conseil scientifique prévoit au moins un tiers des enseignants absents d'ici fin janvier

Le variant Omicron, particulièrement contagieux, pourrait venir mettre à mal l'organisation de l'Éducation nationale, a prévenu ce jeudi le Conseil scientifique.

La "désorganisation de la société" que va entraîner d'ici à fin janvier le variant Omicron ne devrait pas épargner l'école, comme l'a prédit le Conseil scientifique ce jeudi. Et pour cause. L'instance chargée de conseiller le gouvernement dans ses décisions relatives à la pandémie de Covid-19 a annoncé qu'il fallait prévoir "plusieurs centaines de milliers de cas par jour" dès le mois de janvier prochain.

Il faut donc "se poser la question de l'école", a indiqué l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, prévoyant un absentéisme majeur du côté des enseignants comme des élèves.

"Parmi les enseignants, il y aura un tiers qui seront touchés, voire plus, de façon directe ou indirecte. Ce sera la même chose pour les élèves. Car vous aurez dans chaque classe plusieurs enfants qui seront infectés ou cas-contact", a-t-il averti.

"Il y aura des ajustements à faire"

Un véritable défi logistique attend donc l'Éducation nationale, qui devra fonctionner de manière très dégradée. Pour Arnaud Fontanet, "il y aura des ajustements à faire". Qui devront se baser sur "la sévérité des formes cliniques, mais aussi sur l'utilisation des tests, qui vous permettent de dire à des moments stratégiques si vous êtes toujours contagieux ou pas", a souligné l'épidémiologiste.

À comprendre, la possibilité pour certains professionnels touchés par le Covid-19 et œuvrant dans des secteurs stratégiques de sortir de leur isolement si leur test indique qu'ils ne sont plus contagieux. "Si vous êtes à l'hôpital et que vous êtes asymptomatique, il y a des assouplissements qui seront nécessaires", a annoncé Arnaud Fontanet.

Pour l'instant, le gouvernement se refuse de prendre des mesures supplémentaires applicables à l'école, alors que depuis la rentrée scolaire, le taux d'incidence flambe chez les plus jeunes. Sur le plateau de BFMTV, Jean-Michel Blanquer a redit dimanche son opposition à un report de la rentrée scolaire, mesure notamment réclamée par Valérie Pécresse. Et sur LCI hier soir, le ministre de l'Éducation nationale a martelé son propos, accusant certains "de confondre l'école et la crèche".

Jules Fresard