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Santé

Covid-19: l'Organisation mondiale de la santé s'inquiète face à la reprise des cas

Le drapeau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève le 5 mars 2021

Le drapeau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève le 5 mars 2021 - Fabrice COFFRINI © 2019 AFP

Sans conteste, BA.2 "est le variant le plus contagieux du virus SARS-CoV-2 que nous ayons vu jusqu'à maintenant", insiste l'OMS ce mercredi.

L'Organisation mondiale de la santé a fait part ce mercredi de son inquiétude face à la remontée des cas de Covid-19 dans le monde, alors même que les gens se font de moins en moins dépister.

"Au cours de la semaine dernière, nous avons constaté une augmentation de 8% des cas détectés, avec plus de 11 millions de cas signalés à l'OMS, et ce malgré une réduction significative des tests de dépistage dans le monde", a déclaré l'experte de l'OMS Maria Van Kerkhove, en conférence de presse.

Une hausse dans plusieurs pays ces derniers jours

Celle qui est charge de la lutte contre le Covid-19 à l'OMS depuis son apparition fin 2019 estime que la recrudescence du nombre de cas est le résultat d'une "combinaison de facteurs."

La vague d'infections est en grande partie alimentée par le sous-variant BA.2 d'Omicron, qui déjà supplante son frère BA.1 dans certains pays.

Sans conteste, BA.2 "est le variant le plus contagieux du virus SARS-CoV-2 que nous ayons vu jusqu'à maintenant", a insisté Maria Van Kerkhove.

À cela vient s'ajouter la levée des mesures sanitaires prises contre le Covid dans de nombreux pays, qui donne au virus "l'occasion de se propager", ainsi qu'une couverture vaccinale incomplète dans de nombreuses régions du monde.

"Les mêmes facteurs" de transmission depuis le début de la pandémie

Enfin, l'experte de l'OMS déplore la désinformation sur le Covid-19 qui circule à des niveaux très élevés: certains disent qu'Omicron est bénin et qu'il s'agit du dernier variant auquel le monde sera confronté, d'autres que la pandémie est terminée... "tout cela est à l'origine d'une grande confusion", qui profite au virus.

"Nous constatons donc une augmentation des cas détectés dans le monde entier pour un certain nombre de raisons. Ce sont les mêmes facteurs qui sont à l'origine de la transmission de ce virus depuis le début de la pandémie", a conclu Maria Van Kerkhove.

Par A.G avec AFP