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Coronavirus: Macron annonce des déplacements fortement réduits pour 15 jours à partir de mardi

Lors de son allocution télévisée ce lundi, le chef de l'État a annoncé qu'à compter de mardi, les Français devraient obligatoirement rester chez eux pour éviter de propager le SARS-CoV-2.

Le gouvernement brandit les grands moyens pour tenter de freiner la propagation du SARS-CoV-2. Ce lundi, au lendemain des résultats du premier tour des élections municipales, Emmanuel Macron a pris la parole à la télévision pour s'adresser à la Nation. "Nous sommes en guerre", a-t-il répété à de nombreuses reprises, demandant des "sacrifices" à la population pour préserver les personnes les plus fragiles.

Le ton grave, le chef de l'État a annoncé des déplacements fortement réduits de la population sur l'ensemble du territoire, y compris dans l'Outre-mer, à compter de mardi, pour 15 jours au moins. Cela faisait plusieurs jours que les médecins s'alarmaient et demandaient une mesure forte, à l'instar de ce qu'applique l'Italie depuis une semaine. Mais de confinement totalement il n'y aura pas pour l'instant, contrairement à ce qu'a choisi le gouvernement de Giuseppe Conte.

Il ne sera ainsi plus possible de "retrouver ses amis ou aller au parc", et "seuls doivent demeurer les transports absolument nécessaires", "pour se soigner", faire ses courses ou encore "aller au travail quand le travail à distance n'est pas possible", a détaillé le président de la République. "Toute infraction à ces règles sera sanctionnée", a-t-il ajouté.

"Hissons-nous à la hauteur du moment"

Emmanuel Macron a également exhorté "toutes" les entreprises à "faciliter le travail à distance". Il a appelé à "éviter l'esprit de panique", fustige "les fausses rumeurs". "Hissons nous, collectivement et individuellement, à la hauteur du moment", a exigé le chef de l'État, qui a promis de s'exprimer régulièrement pour tenir les Français informés de l'évolution de la crise.

Le week-end a été marqué par l'annonce de la fermeture des lieux publics "non-essentiels", suivi par un scrutin municipal maintenu mais boudé par les électeurs, alors même que des milliers de personnes se pressaient dehors sous un soleil radieux. Des images qui ont déclenché une volée de critiques sur "l'incivisme" en pleine épidémie.

dossier :

Emmanuel Macron

Jules Pecnard