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"Virez la Brav!": Emmanuel Macron pris à partie par un groupe de gilets jaunes aux Tuileries

Emmanuel Macron a été pris à partie par un groupe de gilets jaunes, en cette soirée du 14-Juillet, alors qu'il se baladait avec son épouse dans le jardin des Tuileries à Paris.

Le chef de l'Etat a été vivement interpellé par un groupe d'individus ce mardi en début de soirée, au son de "Macron démission" et de sifflets, alors qu'il se promenait avec son épouse et son service de sécurité dans le jardin des Tuileries à Paris.

Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent Emmanuel Macron se faire huer et alpaguer pendant cette balade, par des individus dont certains sont présentés comme des gilets jaunes. Emmanuel Macron, dans un premier temps, lance un "bon 14-Juillet" à ses détracteurs, pendant qu'un homme lui lance: "Tu vas virer!".

"Arrêtez avec la BRAV!"

Un échange vif au sujet des violences policières, également filmé, s'ensuit. Un groupe d'hommes l'exhorte d'abord à "virer les BRAV", les Brigades de répression de l'action violente motorisées créées en mars 2019 par le préfet de police Didier Lallement pour intervenir dans les manifestations des gilets jaunes à Paris.

"Pourquoi vous avez remis la BRAV?", demande vigoureusement un premier homme. "Arrêtez avec la BRAV! On en veut plus!", répète-t-il face au chef de l'État. "Enlevez-les dans les manifs, et vous verrez que ça ira mieux". (...) Moi je veux faire face à tout le monde. Même à vous, mais pas à eux!".

"Vous êtes mon employé monsieur le président!"

"Ce n'est pas le président de la République qui fait ça!", rétorque Emmanuel Macron, en essayant de détendre l'atmosphère, et en leur demandant d'être "cool" et de "ne pas crier". "Comment vous voulez qu'on s'organise?", tente-t-il enfin, alors que ses interlocuteurs s'impatientent. "On n'en peut plus, ça fait 18 mois qu'on est cool", lui répondent-ils, l'invitant à évoquer la question avec le nouveau ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Emmanuel Macron leur reproche ensuite de ne pas être "des modèles de respect" en l'interpellant pendant qu'il se balade avec son épouse. "On est un jour férié, je me balade, je suis respectueux", se défend-t-il, pendant qu'un des hommes lui lance: "Monsieur le président, je suis plus vieux que vous".

"Vous êtes mon employé monsieur le président!", poursuit l'individu, véhément. "On est respectueux, moi je ne vous ai pas manqué de respect, en tout cas pas aujourd'hui", conclut-il.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV