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Transports franciliens: Hidalgo, "solidaire" avec Pécresse, réclame le soutien de l'Etat

Anne Hidalgo lors d'un meeting de campagne pour les municipales le 26 février 2020

Anne Hidalgo lors d'un meeting de campagne pour les municipales le 26 février 2020 - JOEL SAGET / AFP

Lors d'une interview accordée à Radio J, la maire PS de Paris a appuyé la demande de la présidente de la région Île-de-France afin que l'Etat compense les pertes subies par les transports en commun franciliens.

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a exprimé sa solidarité ce dimanche sur radio J avec la présidente ex-LR de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse, dans sa demande au gouvernement de compenser intégralement les pertes subies par les transports publics à cause de la crise du coronavirus. Issues de camps politiques opposés, souvent en désaccord, les deux dirigeantes font front commun dans cet appel à l'Etat à rembourser les 2,6 milliards de trou dans la caisse d'Ile-de-France Mobilités.

"Je suis solidaire de Valérie Pécresse sur ce combat. Il manque 2,6 milliards et si ces 2,6 milliards ne sont pas trouvés, il y aura une cessation de paiement d'Ile-de-France Mobilités dès le mois de juillet", a affirmé l'élue socialiste, qui se représente pour un deuxième mandat à la mairie de Paris dimanche 28 juin. "Il y a un refus aujourd'hui de prendre en considération cette demande. Il y a urgence", a-t-elle insisté.

Des pertes "abyssales"

Valérie Pécresse (Libres!, ex-LR) tire le signal d'alarme depuis plusieurs jours sur les pertes de recettes "abyssales" subies par les transports publics dans sa région "à cause du Covid, du confinement, de la distanciation physique, de la crise économique". Elle en a touché un mot à Emmanuel Macron lors de la célébration des 80 ans de l'appel du 18-juin jeudi au Mont-Valérien.

"Il y a des sujets où la région a des choses à dire, sans intermédiaire", lui a-t-elle dit, ce à quoi le chef de l'Etat lui a promis de la recevoir.

Remise en cause du calendrier du Grand Paris Express

Ce dimanche, Anne Hidalgo a évoqué une deuxième urgence "qui est la remise en cause du calendrier du Grand Paris Express", gigantesque chantier de transports ferrés, notamment en ce qui concerne les futures lignes 16 et 17, "essentielles pour les Jeux Olympiques et Paralympiques" de 2024.

Ces deux lignes "sont renvoyées à un calendrier qui va bien après" 2024, "ce n'est pas acceptable, il faut absolument qu'il y ait remobilisation de l'Etat français, du gouvernement sur les transports collectifs", a-t-elle souligné.
Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV