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Sarkozy candidat: "Pas une surprise", réagissent les politiques

Nicolas Sarkozy, le 25 juin 2016.

Nicolas Sarkozy, le 25 juin 2016. - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

L'ancien chef de l'Etat vient d'officialiser sa candidature à la présidentielle de 2017 dans un livre à paraître mercredi, Tout pour la France. Une annonce qui ne surprend personne, y compris dans sa famille politique.

Sa candidature ne faisait pas de doute, mais Nicolas Sarkozy a désormais officiellement lancé son opération de reconquête de l'Elysée. "J'ai décidé d'être candidat à la présidentielle de 2017", déclare l'ancien président de la République dans Tout pour la France, un nouvel ouvrage à paraître mercredi. 

"Ce livre est le point de départ", fait valoir ce lundi sur Twitter Nicolas Sarkozy, qui quitte par ailleurs la présidence du parti Les Républicains (LR) dès ce lundi.

"Ça ouvre vraiment la campagne des primaires"

Une décision qui n'a surpris personne, même au sein de la droite. "C'est un événement qui était attendu, mais qui ouvre maintenant vraiment la campagne des primaires", a réagi sur BFMTV l'un de ses soutiens, le sénateur LR Roger Karoutchi.

Si le député LR de la Marne Benoist Apparu, soutien d'Alain Juppé pour la primaire, a lui aussi souligné que cette annonce "n’est pas une surprise", il l'a qualifiée sur BFMTV de "bonne nouvelle".

"On savait tous qu’il était revenu dans le monde politique pour concourir à la présidentielle", a-t-il expliqué. "Maintenant l’ensemble des candidats est déclaré, on va attendre le 21 septembre que la haute autorité officialise ceux qui pourront effectivement concourir à la primaire. Les dés sont lancés".

La porte-parole des Républicains Valérie Debord a pour sa part jugé sur BFMTV que déclarer sa candidature via un livre, "ça permet de poser les choses". "Ça permet aussi d'éviter de faire ce qu'a fait François Hollande, qui a bâti sa candidature sur un mensonge", a-t-elle expliqué. "Ça montre que l'on est dans l'ère du concret et dans la volonté de vérité."

"Pourquoi tous ceux qui ont échoué veulent-ils revenir ?"

En dehors de sa formation politique, cette annonce a été accueillie avec plus de circonspection. A gauche, Olivier Faure, l'un des porte-parole du Parti socialiste, s'est inquiété sur BFMTV de la courses aux voix que risque d'enclencher la primaire à droite. Le député a dit craindre que "Nicolas Sarkozy aille "très loin pour aller chercher les voix qui lui manquent face à Alain Juppé". 

Candidat souverainiste à la primaire à droite, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a lui pointé du doigt l'ambition personnelle de Nicolas Sarkozy. Le vrai titre de son livre: Tout pour moi", a-t-il tweeté. 

Même son de cloche à l'extrême droite, Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, dénonçant "un insatiable appétit de revanche". "Sa candidature n'est une surprise pour personne, il est depuis des mois et des mois motivé par un insatiable appétit de revanche. On a le sentiment de quelque chose de très personnel", a-t-il estimé sur BFMTV.

L'un des vice-présidents du Front national Florian Philippot a lui mis en parallèle ce retour avec celui d'autres personnalités politiques qui s'étaient déjà portées candidates à la présidentielle, citant Arnaud Montebourg et Cécile Duflot, et mettant en cause leur "échec" au sein de l'exécutif. "Montebourg, Duflot, Sarkozy: pourquoi tous ceux qui ont récemment gouverné et échoué veulent-ils revenir ? Espèrent-ils qu'on ait oublié ?", a-t-il interrogé sur Twitter.

V.R.