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Retraites: entre rendez-vous cruciaux et réunion reportée, le gouvernement doit décider ses derniers arbitrages

Durée de transition, rythme, éventuel âge-pivot... Les sujets encore en suspens avant la déclaration d'Edouard Philippe mercredi à propos de la réforme des retraites sont nombreux . Ce lundi, l'Elysée a décidé de repousser une réunion de travail prévue initialement à la mi-journée à mardi soir.

Tergiversations, embarras ou simples réflexions au moment de mettre la dernière main à cette explosive réforme des retraites? Ce lundi matin, selon nos informations recueillies auprès d'une source parlementaire, l'Elysée a décidé de repousser à mardi soir la réunion de travail qui devait se tenir entre ses murs ce lundi à 12h30 et rassembler ministres et cadres de la majorité. 

L'exécutif avait pourtant multiplié les entretiens ces dernières heures. Dimanche en fin d'après-midi, Edouard Philippe recevait à Matignon le Haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye, le secrétaire d'État chargé des Transports Jean-Baptiste Djebarri, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin et la ministre de la Santé et des Solidarité Agnès Buzyn.

Dans la soirée, c'était au tour d'Emmanuel Macron d'accueillir à domicile le chef du gouvernement, le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, Elisabeth Borne, ministre des Transports, Agnès Buzyn, Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, et enfin, Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur. 

Plusieurs points d'interrogation

Jean-Paul Delevoye a quant à lui prévu de s'exprimer face aux syndicats lundi après-midi pour dévoiler les conclusions de la concertation qu'il a conduite. Une ultime conférence avant la prise de parole mercredi d'Edouard Philippe, censée révéler les contours définitifs de la réforme. Et il aura à charge de relever de nombreux points d'interrogation. Des chantiers conséquents restent en effet en suspens dans l'attente d'un arbitrage.

Tout d'abord, la durée de transition d'ici à la mise en place de la réforme, c'est-à-dire la première génération concernée par celle-ci, est toujours en débat ce lundi.

Le rythme d'application de ce régime universel à points n'est pas encore arrêté non plus. L'équilibre budgétaire aimante aussi les conversations au sein de l'exécutif. Enfin, tandis que l'idée de la "clause du grand-père" semble abandonnée, comme l'a admis Aurore Bergé porte-parole de La République en marche ce lundi matin sur notre antenne, l'opportunité d'établir à 64 ans l'âge-pivot de départ à la retraite à taux plein, surplombant un âge légal maintenu à 62 ans, interroge encore au sommet de l'Etat. 

Robin Verner