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Réforme des retraites: Hollande condamne "toute forme de violence"

L'ancien chef de l'Etat est revenu sur le conflit social autour de la réforme des retraites et sur sa durée qu'il juge inquiétante.

Il fait part de sa préoccupation. En déplacement à Magny-en-Vexin (Val d'Oise) pour les vœux du maire, François Hollande a pris la parole plusieurs minutes. S'il s'est exprimé sur des sujets internationaux comme le sommet de Berlin et sur le réchauffement climatique, il est aussi revenu sur la situation sociale que connaît le pays depuis plusieurs semaines.

"Des manifestations, des grèves, ça fait partie de la vie, au sens où il y a des réformes, elles ne plaisent pas, elles sont contestées", confie l'ancien chef de l'État en reconnaissant que sur les conflits sociaux "tout président en a eu [...] et moi-même j'en ai eu ma part".

"Qu'est-ce qui se passe dans le pays pour qu'on ne trouve pas les réponses?"

Ce qui inquiète François Hollande, c'est "la durée de ce conflit, c'est l'intensité de ce conflit. Et c'est aussi la diversité des catégories qui se mobilisent". L'ancien président de la République dit s'interroger lorsqu'il voit "des médecins qui jettent leurs blouses, des avocats qui jettent leurs robes, on se dit: 'qu'est-ce qui se passe dans le pays pour qu'on ne trouve pas les réponses?'"

"Et puis il y a toujours le risque de la violence. Inacceptable, inadmissible dans notre pays. Toutes les violences", condamne François Hollande, faisant référence aux violences du côté des manifestants et du côté des forces de l'ordre.

"Il y a des sujets sur lesquels il faut être capable de dialoguer"

L'ex-chef de l'Etat demande à l'exécutif de "montrer des gages" sur la réforme des retraites en expliquant que le dialogue entre l'exécutif et les partenaires sociaux était "la seule forme possible, pour la cohésion. Le dialogue n'est pas de céder à l'opinion des autres."

"Il y a des sujets sur lesquels il faut être capable de dialoguer, de concéder, de faire des compromis, avec les élus, avec les syndicats... De quoi avons-nous besoin en ce début d'année? De confiance", poursuit François Hollande.

L'ancien président de la République ajoute que "nous avons besoin du respect de nos institutions. Elles ne sont pas parfaites, nos institutions, et moi-même je pense qu'il faudrait les faire évoluer, et les changer" avant d'insister: "Ce sont les institutions. Il faut les accepter. Et travailler pour les modifier. Et celles et ceux qui les représentent méritent le respect. Et je pense ici aux élus."

Un soutien implicite à Emmanuel Macron et qui fait écho à la soirée mouvementée du chef de l'Etat au théâtre des Bouffes du Nord à Paris.

Anne Saurat-Dubois avec Hugues Garnier