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"Réformateur", "Mozart de la finance": la presse étrangère encense Macron

Au lendemain d'une démission bien orchestrée, la notoriété d'Emmanuel Macron dépasse nos frontières. La presse étrangère se montre particulièrement flatteuse, saluant l'audace et les ambitions de l'ancien ministre.

Par sa détermination et son audace, Emmanuel Macron a agacé la classe politique mais aussi scotché la presse. Si les éditorialistes français ont globalement salué la démission du ministre, les médias étrangers suivent la même tendance, notamment outre-Rhin, où la presse se montre particulièrement enthousiasme.

En Allemagne, Emmanuel Macron avait déjà fait parler de lui lors du passage de sa fameuse loi éponyme.

"On lui donne une image de réformateur, de quelqu'un qui dépoussière la gauche française", rapporte Adeline Percept, la correspondante de BFMTV à Berlin.

Il est celui qui a osé "étriller les 35h", il est apprécié pour son côté provocateur et présenté comme "un prodige" par les plus grands journaux. Le site du Spiegel titrait flatteusement sur "le Mozart de la finance" qui entame "une carrière en soliste". Le Die Zeit avait de son côté réalisé un portrait du ministre lorsqu'il était encore en fonction. Son titre: "Le Trump de la gauche". Une comparaison naturellement plus sur la forme que sur le fond afin de saluer son cran.

"Un produit de son temps"

Outre-Manche, The Guardian estime que l'élève est arrivé à ses fins. "Il a passé du temps à se construire une base financière et stratégique pour préparer une candidature à la présidentielle", "une chose impensable il y a encore cinq ans pour une personne sans stature politique", commente pour sa part le journal anglais, soulignant son jeune âge pour ses ambitions. "Il est vu comme un produit de son temps, un non-politique qui veut se saisir de la politique. Il voit d'ailleurs comme un avantage le fait de ne pas appartenir à un parti", rappelle le quotidien britannique.

Outre-Atlantique, le Wall Street Journal salue "la seule voix pro-business du gouvernement". "Macron aura la latitude pour déborder Hollande en demandant les profonds changements économiques que Hollande n'a pas su faire", affirme encore le journal économique américain.

Le New York Times, quant à lui, fait état d'un homme qui a "rendu furieux les syndicats avec son discours persistant contre la relative rigidité de l'économie française, son plaidoyer pour assouplir la protection de l'emploi, et ses attaques contre le totem des 35h".

P. P.