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Qui sont les 14 premiers candidats investis par En Marche! aux législatives?

Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron. - ERIC FEFERBERG / AFP

L'avant-garde des candidats investis par En Marche! pour les élections législatives a été dévoilée jeudi soir par Emmanuel Macron.

Le coup médiatique était bien préparé: régulièrement attaqué sur sa capacité à former une majorité pour gouverner s'il était élu, Emmanuel Macron a profité jeudi soir de son passage sur le plateau de l'Émission politique de France 2 pour présenter les quatorze premiers candidats aux élections législatives investis par En Marche!, qui avaient pris place dans le public. "Ce ne sont pas des députés internet. Ils sont là en chair et en os. Vous pouvez aller les toucher si vous voulez!", a plaisanté Emmanuel Macron. Le prétendant à l'Élysée a promis de présenter un candidat dans chacune des 577 circonscriptions.

7 hommes, 7 femmes, 47 ans de moyenne d'âge

Les profils des membres de cette avant-garde illustrent à la fois la volonté d'Emmanuel Macron de faire accéder la société civile à la représentation nationale, et son objectif de conquête d'une partie des électeurs de droite.

A ce titre, la "prise" la plus significative d'Emmanuel Macron s'appelle Jean-Michel Fauvergue. Âgé de 60 ans, ce policier a été patron du Raid pendant quatre ans, jusqu'en mars dernier. Il représentera Emmanuel Macron dans la 8e circonscription de Seine-et-Marne. Celui qui avait notamment dirigé la libération des otages de l'Hyper Cacher en janvier 2015 "n'aura rien à envier à Éric Ciotti pour vous parler des questions de sécurité", raille le leader d'En Marche!

À l'heure où la crise syrienne s'invite dans le débat présidentiel, ce soutien, enregistré après celui du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, pallie le manque d'épaisseur reproché à Emmanuel Macron sur les sujets régaliens.

Conseillers politiques et élus locaux de tous bords

Comme Emmanuel Macron, aucun de ces candidats à la députation n'a jamais exercé de mandat électif national. Pour autant, tous ne sont pas novices en politique. Parmi eux figure ainsi Hugues Renson, ex-collaborateur de Jacques Chirac – à l’Elysée de 2004 à 2007, puis au sein de son cabinet d’ancien président jusqu’en 2012, mais également Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au maire Les Républicains de Toulouse, Mounir Mahjoubi, à la tête de la campagne numérique de François Hollande en 2012, mais aussi Matthieu Orphelin, ancien vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire. 

Ce panel de candidats a, bien sûr, été soigneusement sélectionné. Alors que l'absence d'enracinement d'un candidat au parcours technocratique est souvent perçu comme une faiblesse d'Emmanuel Macron, la présence parmi ces quatorze éclaireurs de Jean-Baptiste Moreau, agriculteur de la Creuse, a des allures de message politique. De même, Mireille Robert, directrice d'école impliquée auprès des handicapés et des chômeurs, incarne un volet social sur lequel Emmanuel Macron veut rassurer.

Profils "cadres supérieurs" et professions libérales

Une part significative de cet échantillon de candidats En Marche! est, malgré tout, issue du "sérail" des grandes écoles et/ou du secteur privé: Claire Tassadit Houd est l'ancienne directrice des ressources humaines de Siemens, Valérie Oppelt de Kerever chef d'entreprise, tandis qu'Alexandre Aïdara, énarque et centralien, a un parcours de consultant pour la Société Générale, puis à la direction du Budget et au Conseil d’Etat. 

Laetitia Avia et Caroline Reverso-Meinietti sont quant à elles avocates, la première étant par ailleurs maître de conférences à Sciences Po. Enfin, le sociologue Jean Viard, directeur de recherche au CNRS/Cevipof à Sciences Po Paris, connu pour ses travaux sur l’aménagement du territoire et le temps libre, et la journaliste de Haute-Garonne Sandrine Morch complètent la photo de famille. 

Louis Nadau