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Quand François Fillon voulait interdire les manifestations

François Fillon.

François Fillon. - AFP

Alors que ce dimanche François Fillon a appelé ses soutiens à se rassembler place du Trocadéro à Paris, le candidat LR n'a pas toujours été favorable à ce type de mobilisation. Comme en juin 2016, quand il parlait d'interdire les manifestations, notamment pendant l'état d'urgence.

Le candidat LR à la présidentielle n'en finit pas de se débattre dans les affaires judiciaires. Ce dimanche après-midi, il a donc donné rendez-vous à ses militants au Trocadéro. Un rassemblement maintenu malgré l'alerte météo sur la région parisienne.

Pour autant, François Fillon n'a pas toujours été favorable à ce type de rassemblement. Sur Twitter ou au micro d'Europe 1, l'élu n'a pas hésité à dénoncer ceux qui descendaient dans la rue. 

"Je pense qu'il faut l'interdiction des manifestations mais il faut surtout que monsieur Martinez comprenne que le sens de l'intérêt général commande à ce que lui même renonce à organiser ces manifestations. Je lui demande ce matin d'arrêter. (...) A chaque rassemblement que la CGT organise, il y a des violences, cela devient insupportable", racontait François Fillon en juin dernier.

"Irresponsable" d'organiser des manifestations pendant l'état d'urgence

Le même jour, il justifiait cette prise de position en expliquant que les policiers ont autre chose à faire que d'"encadrer des manifestants irresponsables". 

Un mois plus tôt, il soulignait sur Twitter que la France est toujours en état d'urgence. En citant Nuit Debout, il expliquait alors que ce rassemblement est "intolérable". 

Dans la rue "si des libertés essentielles menacées"

Plus globalement, François Fillon, a estimé à plusieurs reprises sur son compte Twitter que la rue ne doit pas décider. En 2012, il se vantait même de n'avoir jamais cédé à la rue". Dans un autre tweet, le candidat LR soulignait même qu'il ne descendrait dans la rue "que si des libertés essentielles étaient menacées".

"Je vous attends par milliers"

Des propos qui semblent bien loin de son appel à manifester ce dimanche. 

Reste désormais à savoir si ce rassemblement mobilisera ses soutiens et ses militants.

E. H.