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L'UDI retire son soutien à François Fillon

Jean-Christophe Lagarde sur le plateau de BFMTV

Jean-Christophe Lagarde sur le plateau de BFMTV - Capture d'écran BFMTV

Après avoir suspendu sa participation à la campagne de François Fillon, l'allié centriste du parti "Les Républicains" a décidé de lâcher définitivement le candidat de la droite. Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, l'a confirmé ce vendredi soir sur BFMTV.

L'UDI a décidé de retirer son soutien à François Fillon, après avoir suspendu sa participation à sa campagne plus tôt dans la semaine. Son président Jean-Christophe Lagarde l'a annoncé ce vendredi soir sur le plateau de BFMTV.

L'alliance est maintenue...si François Fillon se désiste

Invité de Ruth Elkrief, il a expliqué: "Les choses sont simples. Après cinq ans de François Hollande, nous avons besoin d’une alternance. (…) Cette alternance, on a voulu la construire avec les ‘Républicains’, en construisant un programme et un accord électoral. Cette alliance, elle reste nécessaire à la France. Nous continuons la construire avec les ‘Républicains’. Mais aujourd’hui, le candidat François Fillon ne permet pas cette alternance."

Le député-maire a alors tenu des propos définitifs sur l'impossibilité pour l'ancien Premier ministre de redresser la barre: "Il garantit la défaite. Je dis solennellement aux Républicains: ‘Si nous voulons encore construire une alternance et si vous tenez à notre alliance, il est indispensable de changer de candidat, et rapidement."

Pour le parlementaire, la responsabilité est double: "La question n’est plus de savoir s’il est innocent ou pas. Je crois en son innocence. Mais on voit bien aujourd’hui que nous ne pouvons même plus parler de notre projet aux Français. François Fillon n’est plus en situation de défendre ce projet. Pour sa part, il doit renoncer. Mais surtout ‘les Républicains ‘ doivent décider de changer de candidat."

Les hypothèses de Jean-Christophe Lagarde

En outre, la tenue d'une manifestation de soutien en faveur de François Fillon prévue ce dimanche au Trocadéro, à Paris, déplaît également au responsable du centre-droit: "On ne peut pas quand on prétend devenir chef de l’Etat manifester contre les juges et la presse."Jean-Christophe Lagarde, qui se dit le porte-parole de la quasi-intégralité des membres de sa formation politique, a aussi donné son avis sur la solution de substitution éventuelle au Sarthois: "Alain Juppé est le candidat qui est arrivé en second dans la primaire, donc il est sans doute le plus légitime s’il accepte d’être candidat. Quand la médaille d’or est disqualifiée, la médaille d’argent qui porte le titre de champion."

Le député élu en Seine-Saint-Denis a cependant ajouté qu'il y avait d' "autres talents" à droite et au centre, et a cité comme recours possibles... Jean-Louis Borloo et Jean-Pierre Raffarin. Si la question du maintien de la candidature de l'ancien chef de gouvernement n'est pas tranchée, ni celle de son éventuelle remplaçant, il apparaît que François Fillon n'est plus que le candidat de la droite et non plus du centre. 

Robin Verner