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Professeur tué: Pécresse plaide pour une journée consacrée à la liberté d'expression dans les écoles

Valérie Pécresse (photo d'illustration)

Valérie Pécresse (photo d'illustration) - VALERY HACHE / AFP

La présidente de la région Île-de-France souhaite que les enseignants puissent parler à leurs élèves du droit de caricaturer et montrer des caricatures lors de la rentrée du 2 novembre prochain.

La présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a fait part, ce dimanche, de son souhait de voir une journée dédiée à la liberté d'expression dans les écoles lors de la rentrée des classes après les vacances de la Toussaint.

"Le lundi 2 novembre il devrait y avoir une journée pédagogique entièrement consacrée à la liberté d'expression dans chaque classe, à chaque niveau scolaire, dans chaque ville, dans chaque quartier", a déclaré Valérie Pécresse dans l'émission du Grand Rendez-vous pour Europe 1, CNews et Les Echos.

"Il n'y a pas une école à deux vitesses"

L'ancienne membre des Républicains aimerait que les enseignants puissent à cette occasion "parler du droit de caricaturer et montrer des caricatures" à leurs élèves. Une proposition qui survient deux jours après l'assassinat d'un professeur à Conflans-Sainte-Honorine, mort quelques jours après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

"Il n'y a pas une école à deux vitesses dans laquelle il y en a une où on peut parler de tout et une dans laquelle on ne peut parler de rien", a estimé la présidente du mouvement "Libres!"

L'islamisme qui "gangrène" l'éducation nationale

Valérie Pécresse propose notamment de permettre aux enseignants faisant l'objet de menaces ou de pressions de faire un signalement pas uniquement à leur rectorat, mais aussi à une cellule police-justice dédiée aux enseignants. Une mesure qui permettrait selon elle d'éviter le "phénomène d'autocensure des enseignants" tout en les protégeant.

"On doit interdire toute association se réclamant de l'islam et qui ne condamnerait pas publiquement et clairement ce crime abjecte, interdire et fermer toute mosquée qui ne ferait pas de même", réclame également la présidente de la région Ile-de-France tout en dénonçant un islamisme qui "gangrène" l'Éducation nationale.

"Ce combat, cette guerre contre l'islamisme doit se mener dans chaque classe", conclut-elle enfin.

Hugues Garnier Journaliste BFMTV