BFMTV
Politique

Présidentielle 2022: Valérie Pécresse regrette son meeting "raté" au Zénith

Valérie Pécresse, candidate LR à la présidentielle, le 18 mars 2022 à Toulouse

Valérie Pécresse, candidate LR à la présidentielle, le 18 mars 2022 à Toulouse - Lionel BONAVENTURE © 2019 AFP

Dans un entretien au quotidien régional "Midi-Libre", la candidate Valérie Pécresse assume son meeting parisien raté et évoque le silence de Nicolas Sarkozy dans cette campagne présidentielle.

Valérie Pécresse regrette son meeting raté au Zénith. C’est ce que la candidate LR a confié aux lecteurs de Midi-Libre, paru ce samedi matin.

La gagnante de la primaire LR poursuit sa campagne à un rythme soutenu, avec notamment quatre meetings et deux grands entretiens avec les lecteurs de la presse quotidienne régionale ces derniers jours. C’est au cours de l'un de ces entretiens qu'elle a été interrogée sur son meeting parisien "raté", qui devait pourtant relancer sa campagne.

"J’ai eu un meeting raté au Zénith. Je le regrette", concède l'intéressée. "Mais on a détourné ce que je voulais dire. Je voulais dire que je ne me résigne ni au grand déclassement avec Macron, ni au grand remplacement avec Zemmour, qu’il y avait une troisième voie, celle de la droite républicaine. Mais un meeting raté, ça n'efface pas vingt ans d’engagement politique, ça ne change pas une identité politique", veut-elle rassurer.

"C’est moi face aux Français, point"

La candidate à la présidentielle mène une campagne de terrain, avec une semaine prochaine à venir consacrée aux sollicitations médiatiques. Parmi ses objectifs, se démarquer de Nicolas Sarkozy - son ancien chef de file - qui ne lui a toujours pas affiché son soutien en vue de la prochaine élection. Et qui pourrait ne jamais le faire.

"J’ai besoin du soutien des Français, je ne suis pas une candidate sous tutelle. Je suis une femme, les femmes tracent leur route. Les ressources c’est en moi-même que je dois les trouver" répond l'ancienne ministre.

Reste que la possibilité d’un ralliement de l'ancien président à l'actuel locataire de l'Élysée, Emmanuel Macron, serait un important coup porté à la droite. Ce qui force Valérie Pécresse à minimiser les conséquences de cette hypothèse.

"J’ai été très fière d’être ministre de Nicolas Sarkozy, j’ai beaucoup appris avec lui", rappelle-t-elle. Avant de conclure: "Mais aujourd’hui, c’est moi face aux Français, point."
Alexis Cuvillier et Sofiane Aklouf