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Poursuivi dans l'affaire Fillon, Marc Joulaud battu à Sablé-sur-Sarthe

Marc Joulaud, poursuivi dans l'affaire Fillon, a perdu l'élection municipale à Sablé-sur-Sarthe le dimanche 28 juin 2020.

Marc Joulaud, poursuivi dans l'affaire Fillon, a perdu l'élection municipale à Sablé-sur-Sarthe le dimanche 28 juin 2020. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Candidat à sa propre succession à Sablé-sur-Sarthe, Marc Joulaud a été battu aux municipales. L'ancien suppléant de François Fillon est également poursuivi pour "détournement de fonds publics".

C'est une page qui se tourne dans le fief de François Fillon. Marc Joulaud, l'ancien suppléant de l'ex-Premier ministre, poursuivi dans la même affaire d'emplois fictifs, a été battu dimanche à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), commune dont il était maire depuis 2008. Il connaîtra ce lundi son jugement pour "détournement de fonds publics".

"J’irai m’inscrire à Pôle emploi"

Dimanche, les Saboliens ont voté à 47,96% pour Nicolas Leudière, sans étiquette, tandis que Marc Joulaud n'a récolté que 43,63% des suffrages. Comme dans le reste de la France, les électeurs ne se sont pas précipités aux urnes puisque la commune enregistre une participation de 39,87%.

"Je souhaite le meilleur pour Sablé et pour les Saboliens. (...) J’ai deux jours pour faire mes cartons. Et j’irai m’inscrire à Pôle emploi", a déclaré, amer, l'ancien maire dans des propos rapportés par Ouest-France. Ce dernier précise au quotidien régional ne pas avoir encore décidé s'il allait continuer de siéger en dans l'opposition: "Je n’ai pas encore pris de décision, je me donne un peu de temps pour réfléchir", a-t-il répondu succinctement.

Vers une réouverture des débats ?

Son avenir professionnel se trouve surtout entre les mains des juges. Marc Joulaud est accusé par la justice d'avoir déclaré Penelope Fillon comme attachée parlementaire entre 2002 et 2007 sans que celle-ci ne produise le travail pour cette fonction.

Lors des réquisitions en mars dernier, le Parquet national financier (PNF) avait requis à son encontre deux ans de prison et 20.000 euros d'amende. Le jugement devrait être rendu ce lundi à 13h30, sauf coup de théâtre. En effet, les avocats des prévenus ont demandé une réouverture du procès pour faire la lumière sur d'éventuelles "pressions" pendant l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse.

La défense espère rebondir sur de récentes déclarations d'Eliane Houlette, ancienne patronne du PNF, qui a fait état de "pressions" procédurales de son autorité de tutelle, le parquet général, pendant cette enquête sensible.

Esther Paolini Journaliste BFMTV