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Pour Xavier Bertrand, la politique sécuritaire de Macron est un "fiasco"

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Dans les colonnes du JDD, le président du Conseil régional des Hauts-de-France regrette que le président de la République n'ait pas "réconcilié les Français" mais les ait "dressés les uns contre les autres".

Le constat est sévère. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, le président du Conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand attaque vivement la politique sécuritaire d'Emmanuel Macron, qu'il qualifie de "fiasco", et estime que "le tissu français se déchire".

"Le pays est sous tension, divisé comme rarement. Nos rues sont le théâtre de violences depuis plus de quinze mois. Contrairement à sa promesse, non seulement le Président n'a pas réconcilié les Français, mais il les a souvent dressés les uns contre les autres", juge l'ancien ministre. 

"Je lui dis : 'Attention ! Le tissu français se déchire sous nos yeux et vous en êtes responsable, Monsieur le Président. Pendant les deux ans de mandat qu'il vous reste, votre priorité doit être de protéger les Français'", demande Xavier Bertrand qui s'est déjà pré-positionné pour la présidentielle de 2022.

Il voit un chef de l'Etat "mal à l'aise avec ces questions régaliennes". Il pointe aussi la responsabilité du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et celle de la garde des Sceaux Nicole Belloubet, qui "doit donner des directives claires et fortes en matière de justice pénale".

Il appelle au départ de Castaner et Belloubet

"Nous avons un triste record en matière de non-recouvrement des amendes et de non-exécution des peines", déplore-t-il en demandant que ne soit pas appliquée la nouvelle échelle des peines prévue par la loi sur la justice. 

Selon Xavier Bertrand, "il y a en France un numerus clausus carcéral qui ne dit pas son nom" et "la garde des Sceaux veut vider les prisons car la promesse de Macron de construire 15 .000 places ne sera pas tenue".

Faut-il remplacer ces deux ministres clés ? Oui "car il faut changer de politique" et "il faut pour cela que le Président change, et déjà de comportement".

Le président des Hauts-de-France condamne la pose cette semaine d'Emmanuel Macron avec à la main un T-shirt dénonçant les violences policières: "C'est une insulte aux forces de l'ordre, une remise en cause de ce qu'elles sont : les derniers remparts de la République".

Me.R. avec AFP