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Pour Michèle Alliot-Marie, "personne ne peut empêcher François Fillon d'être candidat"

Michèle Alliot-Marie était l'invité de BFMTV

Michèle Alliot-Marie était l'invité de BFMTV - Capture d'écran BFMTV

Michèle Alliot-Marie, ex-ministre de la Défense notamment et candidate à l'élection présidentielle, était l'invitée de Ruth Elkrief sur BFMTV ce mardi soir.

Michèle Alliot-Marie, députée européenne et, entre autres, ancienne ministre de la Défense, s'est lancée début décembre dans la course à la présidentielle. La gaulliste, qui n'a pas voulu participer à la primaire de la droite, voit dans la situation actuelle de son camp, où François Fillon est contesté par certains, la vérification de son idée sur ce scrutin préliminaire: 

"Cela conforte ce que je disais des primaires, j’avais dit que je ne voulais pas participer aux primaires parce qu’elles étaient contraires à l’esprit des institutions de la Ve République qui veulent que le président de la République ne soit pas le leader ni d’un clan ni d’un parti. J’avais dit aussi que finalement on ne réglait pas les problèmes de division avec les primaires et que cela laissait toujours un certain nombre de traces."

Michèle Alliot-Marie plaide pour une "revivification du référendum"

Elle ne nie pas le succès populaire rencontré par son camp à cette occasion cependant. Ce constat l'encourage à proposer une nouvelle mise en relief des référendums: "Les Français ont envie que les choses changent. Ils avaient aussi envie de débattre réellement de politique. (…) Je pense simplement qu’il faudrait que les Français puissent régulièrement le faire (…) Dans mon projet je parle d’une revivification du référendum".

Mais, devant les difficultés qu'il éprouve depuis sa victoire dans la primaire en raison de l'affaire déclenchée autour de son épouse, François Fillon peut-il rester le candidat de la droite et du centre? "C’est quelque chose qui le regarde. Personne ne peut l’empêcher d’être candidat s’il le veut dans la situation". L'ex-titulaire du portefeuille de l'Intérieur a ensuite balayé ce sujet en rappelant qu'elle prétendait elle aussi exercer la plus haute fonction de l'Etat: "Je ne suis pas à sa place. Je trace ma voie."

R.V.